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Castaner et Griveaux, favoris pour diriger En Marche

Benjamin Griveaux et Christophe Castaner.

Benjamin Griveaux et Christophe Castaner. - FRANCOIS LO PRESTI / AFP

L'exécutif cherche un homme de confiance à placer à la tête de La République en marche. Un poste pour lequel les marcheurs ne se bousculent pas au portillon.

Un travail bénévole, chronophage, et plus exposé que gratifiant: au sein de la majorité, le poste de délégué général de La République en marche, à pourvoir cet automne, ne déchaîne pas les passions. Les candidats ont jusqu'au 3 novembre pour se faire connaître, mais les macronistes correspondant au profil recherché sont rares, et souvent déjà mobilisés.

Loyal, gestionnaire et combatif... le "petit chef dévoué au grand chef", comme le titrait Libération, doit avoir les épaules solides.

"Il faut être du jour au lendemain capable de faire face à un Mélenchon ou un Wauquiez: cela exige d’avoir une surface politique et médiatique que je n’ai pas", reconnaît dans le même journal le député de Paris Stanislas Guerini, un temps pressenti pour le poste.

Casting

LREM cherche donc une tête d'affiche. Julien Denormandie, étoile montante de la macronie? Trop anonyme, trop occupé, il a été contraint de renoncer. Richard Ferrand? Indispensable à l'Assemblée nationale. "Aucun député n’a encore l’épaisseur pour le remplacer à la tête du groupe", résume dans L'Opinion un important ministre.

La rumeur Gérald Darmanin paraît quant à elle infondée. En plus de désorganiser le dispositif gouvernemental, la nomination du ministre de l'Action et des comptes publics, débauché dans les rangs des Républicains, donnerait une image bien trop à droite pour Emmanuel Macron. 

"Macron boy"

Seuls deux fidèles du président semblent remplir tous les critères: le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner et le secrétaire d'Etat de Bercy Benjamin Griveaux. Le premier ne cache pas son peu d'enthousiasme à l'idée de changer de fonction. "Il n’a pas très envie", euphémise un de ses proches dans Libération. "La question ne s'est pas posée et ne se pose pas aujourd'hui", a écarté l'intéressé en conférence de presse.

Reste Benjamin Griveaux, à qui son manque d'enthousiasme pour prendre la direction du groupe LREM à l'Assemblée a valu un portefeuille secondaire - mais facilement remplaçable - de secrétaire d'Etat à Bercy, à l'ombre de Gérald Darmanin et Bruno Le Maire. Le marcheur de la première heure, dont la personnalité divise parfois au sein de son propre camp, ne cache plus son envie à son entourage.

S'il explique que "le mouvement ne peut pas être que la caisse de résonance du gouvernement", Benjamin Griveaux reste toutefois prudent: "J'irai là où le président me jugera le plus utile", répète-t-il au Parisien. Car le parti, c'est avant tout Emmanuel Macron. 

Louis Nadau