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Politique

Campagne de pub polémique à Béziers: Marlène Schiappa saisit le Préfet

La secrétaire d'État chargée de l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, le 21 novembre 2017.

La secrétaire d'État chargée de l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, le 21 novembre 2017. - BERTRAND GUAY / AFP

La secrétaire d'Etat réagit à une nouvelle provocation signée Robert Ménard, le maire de Béziers, à propos de la construction d'une ligne TGV jusqu'à sa ville.

Elle n'a pas tardé à réagir. Après avoir été alertée sur Twitter, Marlène Schiappa a annoncé ce lundi avoir saisi le préfet pour dénoncer une campagne de publicité affichée à Béziers, la ville de Robert Ménard. Le maire proche du Front national n'en est pas à sa première provocation. 

"Campagne une fois de plus odieuse, de surcroît venant d'un élu de la République. J'ai saisi ce matin le Préfet afin que tous les recours possibles soient étudiés et activés. Merci pour vos signalements", a écrit la secrétaire d'Etat en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes.

"Robert Ménard la tue une deuxième fois"

Cette campagne, en faveur du TGV Occitanie jusqu'à Béziers, montre la photo d'une femme attachée sur des rails alors qu'un train se profile à l'horizon, avec en légende "avec le TGV elle aurait moins souffert". Une campagne qui a indigné notamment le député socialiste de l'Hérault Sébastien Denaja, et Laurence Rossignol.

L'ancienne ministre y a vu une référence au meurtre d'une femme de 34 ans par son mari, qui l'avait attachée à des rails avant de se suicider en juin dernier. "L'ignoble Robert Ménard la tue une deuxième fois", a estimé Laurence Rossignol, appelant à un retrait de la campagne et à des poursuites judiciaires. 

Rossignol
Rossignol © Capture Twitter

Réactions "outrées" et "paranoïaques" pour Ménard

"Alors qu'une femme sur trois est victime de violences au cours de sa vie, M. Ménard ne mesure toujours pas la souffrance physique et psychologique qu'engendrent ces atteintes à leur intégrité, pas plus que la mobilisation contre ces violences faites aux femmes qui est une priorité du gouvernement", a réagi dans un communiqué le préfet de l'Hérault, Pierre Pouëssel.

En début d'après-midi, Robert Ménard a qualifié ces réactions d'"outrées" et de "paranoïaques". "Cette image fait référence à l'univers du western", s'est-il justifié. "On peut aussi parler du fond: on attend le TGV depuis 30 ans à Béziers". 
Charlie Vandekerkhove