BFMTV

Béziers : Ménard crée une nouvelle polémique avec une affiche

-

- - AFP

Coutumier des affiches polémiques au sein de sa ville, Robert Ménard, a provoqué la colère du préfet de l'Hérault en diffusant sa dernière affiche. Cette dernière, censée représenter "l'État qui étrangle les communes", représente un homme étranglant une femme.

"L'État étrangle nos communes" : cette nouvelle affiche placardée à Béziers associe baisse de dotations de l'État et violences conjugales. Avec cette affiche, le maire Robert Ménard (extrême-droite) a provoqué la colère du préfet de l'Hérault, Pierre Pouëssel.

En effet, l'affiche représente, en dessin sur fond mauve, un homme visiblement en colère, les mains enserrant le cou d'une jeune femme blonde, la tête renversée.

"Dotations, logement, emplois aidés, subventions...L'État étrangle nos communes", peut-on lire sur le compte Twitter de la ville de Béziers, accompagné des hashtags "Abandon" et "Ça fait mal". Les réactions sont arrivées rapidement. 

"Cette affiche est scandaleuse. Elle exalte la violence et la haine" a réagi le préfet, Pierre Pouëssel, dans un communiqué. "Elle contient tous les ingrédients d'un populisme de caniveau que le maire de Béziers cultive sans vergogne", a-t-il ajouté.

Le Mouvement des jeunes socialistes de l'Hérault a demandé le retrait de cette campagne sur son site internet, dénonçant les "représentations sociales sexistes, propres au patriarcat" utilisées par Robert Ménard.

"A banaliser encore plus qu'ils ne le sont déjà les comportements de violences et de domination des hommes envers les femmes, cette campagne est complice",estime le MJS.

Robert Ménard, élu maire de Béziers avec le soutien du Front National en 2014, est coutumier des polémiques : en octobre 2016, l'édile avait déjà suscité un tollé en placardant des affiches représentant des hommes barbus présentés comme des migrants qui "arrivent" dans le "centre-ville". La justice avait ouvert une enquête.

S.Z avec AFP