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CAFE POLITIQUE - Humour sur Hollande et sous la ceinture, Fillon confesse sa maladresse

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Chaque matin, BFMTV.com sélectionne pour vous le meilleur de l'actualité politique. Aujourd'hui, quelques traits d'humour discutables après les révélations sur Hollande, François Fillon regrette ses premières consignes de vote, la nouvelle patronne d'EELV à la recherche du "second souffle".

Humour sous la ceinture après les révélations sur Hollande

La révélation de l'opération de la prostate de François Hollande a déclenché une avalanche de réactions dans la classe politique: souvent de l'indignation doublée d'un appel au respect du secret médical... et à parfois quelques tweets à l'humour discutable.

D'abord celui de Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes, membre de la Droite populaire:

FH opéré de la prostate avant les primaires du PS:on comprend mieux pourquoi il a fait prendre "des vessies pour des lanternes" aux français
— Lionnel Luca (@lionnelluca06) 4 Décembre 2013

Et puis celui de Pierre Gentillet, le président des Jeunes de la Droite populaire (encore elle):

Au lieu de se faire opérer de la prostate François Hollande aurait du se faire poser une paire de couilles. Cela aurait été plus utile !
— Pierre Gentillet (@PierreGentillet) 4 Décembre 2013

Au-delà de l'élégance discutable de ces deux tweets, chacun se fera son opinion.

Consignes de vote: Fillon confesse sa maladresse

On avait cru François Fillon fin stratège, quand l'ancien Premier ministre avait brusquement opéré un virage à droite dans ses consignes de vote, dans la perspective des prochaines municipales. En cas de duel PS-FN, François Fillon conseillait de voter "pour le moins sectaire", n'excluant pas autrement dit de glisser un bulletin FN.

Las. Si stratégie il y a, François Fillon la regrette - ou fait mine de. Très en retrait depuis la volée de bois vert qu'il a dû subir après ces déclarations, l'ancien Premier ministre a débuté son mea culpa en coulisses, révèle L'Express. Au cours des dernières semaines, François Fillon a rencontré séparément Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, et leur a confié avoir commis une maladresse.

EELV à la recherche d'un "second souffle"

C'est la nouvelle patronne d'EELV qui le dit: invitée jeudi matin sur RTL, Emmanuelle Cosse a reconnu que son parti "est un peu compliqué (...). Il a tendance à parler haut et fort et de manière un peu désordonnée".

Le problème d'EELV, c'est sa collection de chapelles, de courants minoritaires et dont la synthèse paraît aujourd'hui bien malaisée. Certes, concède encore Emmanuelle Cosse, décrite par ses pairs comme une jeune femme à poigne, "un peu d'ordre" est nécessaire. "Je suis une femme qui a envie que ça marche, que l'écologie soit reconnue pour ce qu'elle est", plaide-t-elle. "Je crois qu'il faut qu'on trouve un second souffle". Ne pas y compter avant les municipales: chez EELV, tout le monde retient sa respiration.

Pas d'allégeance à la famille Sarkozy

Au terme de son premier mandat de maire de Neuilly-sur-Seine, conquis de haute lutte, le maire divers-droite Jean-Christophe Fromantin n'a pas l'intention de laisser le moindre interstice aux Sarkozy, dont Neuilly était le fief jusqu'en 2008.

Selon lemonde.fr, le maire sortant a refusé de faire figurer Jean Sarkozy sur sa liste: "Je ne compte pas obéir en prenant Jean Sarkozy. J'ai subi des petites pressions pour que j'accepte de l'intégrer mais j'ai dit non".

Il se trouve qu'à l'UMP, les manoeuvres ont commencé pour tenter de reconquérir cette très riche commune des Hauts-de-Seine. Aucun candidat n'a encore été investi, mais l'hypothèse Michèle Alliot-Marie est sérieusement envisagée. Pas de quoi intimider Jean-Christophe Fromantin: "Depuis ma victoire aux municipales en 2008, je suis vacciné sur les manœuvres de l'UMP contre moi".

Péchenard quitte la sécurité routière... et de l'emploi

Proche de Nicolas Sarkozy et nommé par lui délégué interministériel à la sécurité routière, Frédéric Péchenard avait échappé au coup de balai à l'arrivée au pouvoir de François Hollande en 2012.

Aujourd'hui, l'ancien patron de la police nationale a décidé lui-même de quitter son poste... pour se lancer en politique. A 56 ans, Frédéric Péchenard va rejoindre la liste UMP pour les municipales dans le 17e arrondissement de Paris, précise Le Figaro. Selon Jean-Didier Berthault, directeur de campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet, Frédéric Péchenard "devrait assez rapidement annoncer qu'il souhaite soutenir NKM de façon visible".

Alexandre Le Mer