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Bruno Le Maire pressenti pour Matignon

Selon nos informations exclusives, le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, fait son entrée dans la liste des prétendants à la succession de François Fillon.

Selon nos informations exclusives, le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, fait son entrée dans la liste des prétendants à la succession de François Fillon. - -

EXCLU - Selon nos informations, le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, fait son entrée dans la liste des prétendants à la succession de François Fillon.

Hier jeudi soir, c'était le bal des ambitieux à Biarritz, pour les journées parlementaires de l'UMP. Députés et sénateurs étaient plutôt discrets sur la mobilisation contre la reforme des retraites. Mais certains ont tout fait pour briller.

Qui est jeune, la quarantaine ? Qui est un ministre qui n'a jamais caché ses ambitions, et qui pour cela a quitté Villepin pour suivre Sarkozy ? Qui s'annonce comme premier ministrable - il s'est montré très bavard avec ses convives hier soir, jeudi ? Réponse : Bruno Le Maire, l'actuel ministre de l'Agriculture. Certes, il souffre d'un déficit de notoriété. Mais il saura combler son retard. Il n'a que 41 ans. Plusieurs parlementaires nous ont donné son nom. Certains, invités à sa table, racontent qu'il leur a donné la liste de son futur gouvernement. Et qu'il voulait « surprendre » avec son casting.

Convenons-en, cette information à elle seule ne tient pas la route. En effet, Nicolas Sarkozy teste probablement la « méthode Chirac »: il demande à tous les « premiers ministrables » une liste, avec la composition de leur gouvernement. Et, on le sait, après avoir ramassé les copies, Chirac n'a jamais choisi celui qui apparaissait comme le meilleur des élèves. Donc prudence, oui.
Mais ce qui plaide pour Bruno Le Maire, с'est par exemple cette confidence de Xavier Bertrand, hier, à quelques parlementaires. Le patron de l'UMP explique que Nicolas Sarkozy va choisir un premier ministre d'une quarantaine d'années. Ainsi, la stature du président de la République en sortira renforcée. Et le "bébé-premier ministre" ne fera pas d'ombre au Chef de l'Etat, qui se donnera un droit ďaînesse.

Alors nous avons demandé, sur le ton de l'humour, à Bruno Le Maire lui-même s'il fallait bientôt l'appeler « monsieur le Premier ministre ». Réponse de l'intéressé, sur le même ton: « с'est probable...».

bourdinandco et Véronique Jacquier