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Breteau : « Je remercie Nicolas Sarkozy »

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Le président de l’Arche de Zoé Eric Breteau, à l’occasion de la sortie de son livre, présente sa version de l’affaire.

Invité lundi 5 mai dans les GG, Eric Breteau est revenu sur l'affaire dont il a été le principal protagoniste. Une affaire qui mêle « orphelins du Darfour », promesses d'adoption et relation franco-tchadiennes. A cette occasion, il est revenu sur l'aspect politique de l'affaire : « Les politiques ont été plus forts, que ce soit au Tchad ou en France. Notre arrestation est purement politique. Les négociations qui ont suivi notre arrestation, les deux mois d'incarcération au Tchad, la parodie de procès au Tchad, notre incarcération en France : tout ça c'est politique. Je n'ai pas tous les éléments de réponse et je ne sais pas à qui ont profité un certain nombre de mensonges et de crimes qui ont été commis après le 27 octobre ».

« Le fait que le président tchadien Idriss Déby se soit servi de nous, c'est une évidence. Là aussi on est en plein mensonge politique : les officiels français expliquent que la France ne paiera pas les 6 millions d'euros réclamés par le Tchad et on apprend quelques semaines a près que la France a livré gratuitement des véhicules blindés à l'armée tchadienne ».

« Pour qui se prend Rama Yade ? »

D'autre part, interrogé sur ses éventuels soutiens dans sa défense, il a déclaré : « On reçoit énormément de messages de soutien, et pas seulement de politiques, principalement du grand public, qui nous les envoie via notre site Internet. C'est quelque chose qui nous a beaucoup aidés quand on était dans la tourmente. Je n'ai pas suivi les détails de ce qui se disait dans les médias en France, ce qui est sûr c'est qu'un certain nombre de responsable politiques ont menti volontairement devant les médias, entre autre Rama Yade qui s'est permis de mentir à l'Assemblée Nationale devant les parlementaires français. Il y a une vidéo où on la voit affirmer devant les parlementaires que c'est elle qui a fait capoter notre opération, qu'elle a empêché notre avion de décoller. Pour qui se prend-elle pour faire croire qu'elle est capable de diriger l'aviation civile tchadienne ? C'est un mensonge grossier, au milieu d'une institution française, et personne ne lui demande des comptes ».

Il s'est également exprimé sur l'action de Nicolas Sarkozy dans leur affaire : « Je n'ai pas eu l'occasion de le faire et, s'il nous écoute, je le remercie. Maintenant, ce que j'explique aussi dans le livre, c'est que la façon dont les autorités françaises ont géré cette crise à partir du 25 octobre n'a pas été des plus glorieuses et on a quand même subi 5 mois de prison pour avoir tenté de sauver des enfants. C'est très cher payé, et aujourd'hui il y a pas mal de politiques français qu'on n'a pas envie de remercier ».

La rédaction-Les Grandes Gueules