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Bouteilles à oxygène et chloroquine: les députés socialistes réclament des nationalisations

L'entreprise Famar a été placée en redressement judiciaire.

L'entreprise Famar a été placée en redressement judiciaire. - BFM Lyon

Dans une proposition de loi, les députés PS demandent à ce que les sociétés Luxfer et Famar, "particulièrement nécessaires à l'indépendance sanitaire de la Nation" soient nationalisées.

Les députés socialistes demandent à leur tour la nationalisation des sociétés "particulièrement nécessaires à l'indépendance sanitaire de la Nation", Luxfer (bouteilles à oxygène) et Famar (chloroquine), via une proposition de loi déposée mardi.

"Qu'il s'agisse des respirateurs si nécessaires à la réanimation, des équipements de protection ou de certains médicaments, nos stocks étaient insuffisants" et "cette situation est le résultat de décennies d'absence de vision stratégique sur l'indépendance sanitaire de la France, entraînant délocalisations et sous-traitances dans des pays tiers", estiment les députés PS, dans l'exposé des motifs de ce texte de loi transmis à la presse.

Selon eux, "la France dispose, à court terme, d'outils permettant d'inverser rapidement la tendance", avec les sociétés Luxfer (Gerzat, Puy-de-Dôme) et Famar (Saint-Genis-Laval, Rhône). 

Une proposition de loi inspirée des nationalisations de 1982

La première, avant sa fermeture en 2019, était la seule en Europe à fabriquer des bouteilles à oxygène médical. La seconde, dernier fabricant français de chloroquine, est en redressement judiciaire.

Dans leur proposition de nationalisation, dont la première signataire est Christine Pirès Beaune (Puy-de-Dôme), les parlementaires disent s'être inspirés "du dispositif propre aux entreprises industrielles de la loi de nationalisation de 1982".

Plusieurs élus, dont les députés Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Le Pen (RN), ont déjà réclamé la nationalisation de Luxfer ou Famar. Mme Pirès Beaune a aussi écrit au sujet de Luxfer au ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Dans son allocution télévisée lundi soir, Emmanuel Macron a encore appelé à "rebâtir l'indépendance agricole, sanitaire, industrielle, et technologique française", mais sans préciser les modalités.

H.G. avec AFP