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Avant la primaire, la gauche éparpillée façon puzzle

Emmanuel Macron ne participera pas à la primaire de la gauche, Manuel Valls pourrait être candidat face à François Hollande

Emmanuel Macron ne participera pas à la primaire de la gauche, Manuel Valls pourrait être candidat face à François Hollande - TOSHIFUMI KITAMURA - AFP

Malgré les appels au rassemblement, la gauche demeure divisée en vue de l'élection présidentielle. Les candidats pour la primaire se multiplient et ceux qui n'y participeront pas sont déjà nombreux.

Pour l'instant 11 candidats sont déclarés à gauche, en dehors ou dans la primaire. Et c'est sans compter François Hollande et Manuel Valls ni Emmanuel Macron, qui convoite le centre. Alors que la droite se rassemble derrière François Fillon, la gauche a déjà plusieurs candidats pour 2017 et la majorité s'enfonce dans la division. Avec les déclarations de Manuel Valls sur la possibilité d'affronter François Hollande lors de la primaire, la majorité est même au bord de l'explosion

Cinq candidats à gauche en 2017?

Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Jean-Luc Bennahmias et François de Rugy vont participer à la primaire. Auxquels pourraient s'ajouter Manuel Valls et François Hollande. Les candidats ont en tout cas jusqu'au 15 décembre pour se déclarer. S'il n'en restera qu'un à l'issue de ce scrutin, les candidats qui n'y participent pas à gauche sont eux aussi nombreux. Parmi eux, la dernière déclarée Sylvia Pinel, du Parti radical de gauche. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Yannick Jadot (EELV) sont aussi candidats à l'élection présidentielle. 

A l'issue de la primaire et s'ils parviennent à remplir les critères pour être officiellement candidats, la gauche présentera cinq possibilités aux électeurs en 2017. Soit le même chiffre qu'au premier tour de l'élection présidentielle de 2002, quand la gauche avait été éliminée. A l'époque Lionel Jospin représentait le PS, Jean-Pierre Chevènement le "pôle républicain", Christiane Taubira le PRG, Noël Mamère les Verts et Robert Hue le PCF. 

Les appels à l'unité se multiplient

Ces derniers temps les rappels à l'ordre se font nombreux au sein du Parti socialiste face à la crainte d'une répétition du scénario de 2002. Ce lundi, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, a appelé à l'unité: "Il faut que l'ensemble des forces de gauche arrêtent de se diviser. Ça suffit la rage de la fragmentation". 

Samedi, en plein "Carrefour des gauches", Claude Bartolone tentait lui aussi de rassembler sa famille politique en invitant tous les candidats de gauche à participer à la primaire. Le président de l'Assemblée nationale assurait "ce n'est pas une petite primaire qui peut nous sauver". Il souhaite qu'Emmanuel Macron, Manuel Valls, François Hollande ainsi que Jean-Luc Mélenchon y participent. 

Dimanche soir, Daniel Cohn-Bendit a tenté de convaincre Jean-Luc Mélenchon de participer à cette primaire. Mais l'échange a mal tourné sans que le candidat ne réponde à la proposition de l'ancien eurodéputé. 

Mélanie Longuet