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Aurore Bergé demande des sanctions "à la hauteur de la violence et des menaces" contre les élus

Aurore Bergé pose pour l'AFP en janvier 2018

Aurore Bergé pose pour l'AFP en janvier 2018 - JOEL SAGET © 2019 AFP

La députée de la majorité a déjà annoncé qu'elle allait porter plainte, à titre personnel, pour un tweet qui la compare aux femmes tondues pour collaboration après la Seconde guerre mondiale.

La députée La République en Marche (LaREM) Aurore Bergé appelle à un "front commun contre la violence dans le débat public" et demande des sanctions "à la hauteur de la violence des menaces" et des agressions qui se multiplient contre les élus, en lien parfois avec la crise sanitaire.

"J'appelle au front commun contre la violence dans le débat public. On s'y est trop habitués, la bataille des idées est devenue un combat de rue", affirme dans Le Journal du Dimanche l'élue des Yvelines, elle-même victime de menaces.

"Il y a une forme de faiblesse dans la réponse de la société et de certains responsables politiques", déplore-t-elle. Aurore Bergé invite notamment "tous les candidats à la présidentielle" à "s'exprimer clairement sur le sujet" et à "demander à leurs propres militants d'être extrêmement vigilants sur leurs actions et paroles sur les réseaux sociaux".

"Ne rien dire, c'est cautionner. Il y a un vrai problème chez certains, à l'extrême droite et à l'extrême gauche, qui légitiment la violence", estime la députée.

"Il y a aujourd'hui un sujet spécifique sur la crise sanitaire, qui est en plus très imbriquée avec le calendrier de la présidentielle" et "l'entrée en campagne d'Éric Zemmour (dont le premier meeting début décembre a été marqué par des violences, NDLR) a ajouté au climat de tension extrême", selon elle.

"Chaque intimidation vise aussi à ce que les parlementaires ne se sentent plus libres de voter en leur âme et conscience", ajoute Aurore Bergé, alors que les députés se penchent lundi sur le projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal, dont l'adoption ne fait aucun doute, malgré un climat tendu et l'hostilité de plusieurs partis.

Le gouvernement se penche sur le sujet

La députée, qui va porter plainte pour un tweet où elle est comparée aux femmes tondues pour collaboration après la Seconde guerre mondiale, demande que les sanctions soient "à la hauteur de la violence des menaces" car "sur la centaine de faits que j'ai dénoncés, seul un auteur a été identifié".

Le président LaREM de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, avait annoncé jeudi qu'il ferait un "point précis" en janvier avec les ministres de l'Intérieur Gérald Darmanin et de la Justice Éric Dupond-Moretti sur ces menaces et agressions contre des élus.

E.H. avec AFP