BFMTV

Aurore Bergé approuve l'idée de quotas pour l'immigration économique

Aurore Bergé, députée élue dans les Yvelines, et porte-parole de La République en marche. Ce lundi, sur notre antenne, elle a précisé les propos tenus par le ministre de l'Intérieur dans le JDD.

La députée élue dans les Yvelines, porte-parole de La République en marche, Aurore Bergé, est venue ce lundi matin sur notre plateau pour commenter l'actualité politique et définir ses propres positions. Membre de la majorité, elle a dû réagir à la proposition de Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, qui a évoqué dans le Journal du dimanche la possibilité de mettre en place des quotas d'immigration. Elle a d'abord circonscrit:

"L'immigration, c’est un sujet d’importance pour les Français, ce sont eux qui nous en parlent. L’enjeu est de savoir comment on va mieux réguler les flux migratoires et mieux intégrer, ce qui est le corollaire."

Un débat à venir 

"Il faut savoir de quoi on parle: droit d’asile, immigration économique, immigration familiale", a-t-elle noté plus tard. Justement, Christophe Castaner n'avait pas spécifié quelle immigration pourrait être concernée, excluant cependant le droit d'asile. Aurore Bergé a appuyé: "Sur le droit d’asile, il ne faut pas de quotas. Il n’y en aura pas avec nous au pouvoir." Elle a repris:

"Mais on souhaite avoir un débat sur l'immigration. Si on commence avant même le débat à ne pas utiliser tel mot alors le débat ne sert pas à rien." Et il apparaît que ce débat interviendra en septembre.

Elle a alors exprimé clairement son soutien à des quotas dans l'immigration économique: "Sur l'immigration économique, des quotas pourraient peut-être être efficaces. Comme ça, les gens voulant venir sauront s'il y a un débouché pour eux." Elle a semble, en revanche, en écarter l'idée en ce qui concerne le regroupement familial: "Il y a un droit européen à la reconstitution de la famille. Je ne sais pas séparer un père, une mère de leurs enfants. Je ne sais pas gérer comme ça."

Robin Verner