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Attali : « Sarkozy a moins de pouvoir que ses prédécesseurs »

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Jacques Attali, président de Planète Finance, est revenu sur l’avancée des réformes préconisées par son rapport.

La remise du rapport Attali au début de l'année avait provoqué de nombreux remous, tant les réformes préconisées brusquaient certaines professions. Invités des GG vendredi 25 juillet, Jacques Attali est revenu sur la mise en œuvre de ce rapport par Nicolas Sarkozy et François Fillon : « On dit que Nicolas Sarkozy fait tout, mais il a beaucoup moins de pouvoir que ses prédécesseurs. Il y a la décentralisation, la globalisation, l'Europe, la monnaie... Il peut crier contre le président de la Banque Centrale mais il ne peut rien dessus. Au niveau des nominations, vu que l'on a privatisé les grandes entreprises, il ne peut nominer presque personne. Concernant le Premier ministre, je suis favorable au maintien de ce poste. Il y en a un qui doit impulser les réformes, définir la stratégie, et l'autre qui doit les mettre en œuvre. C'est bien meilleur que le système américain. »

« Au sujet des réformes, les deux tiers de celles contenues dans mon rapport ont été prises en compte, ce qui ne veut pas dire que les autres ne le seront pas. La loi de modernisation de l'économie qui vient de passer est un copier-coller, et j'en suis très fier, de notre rapport. Il y a aussi beaucoup de choses qui ont été faites en matière universitaire, en particulier les universités qui ont été choisies comme prioritaires. La réforme sur les taxis est celle que nous avons proposée à un ou deux détails près. Beaucoup de choses que l'on avait proposées se trouvent dans les réformes gouvernementales, qui auraient pu aller un tout petit peu plus loin. »

« Tout ce qui concerne la concurrence, le développement des entreprises, le renforcement de l'école, de l'université, de la recherche, le plan numérique de Mr Besson... vient de ce que l'on a proposé, donc c'est formidable. Il y a encore des choses qui doivent être faites, dont certaines sur lesquelles le gouvernement a donné le sentiment qu'il allait s'en occuper, mais on en sait pas si ça va être fait. Par exemple, le département. Le président de la République avait dit qu'il n'était pas d'accord avec notre proposition de revoir les structures puis, ensuite, il l'a approuvée, donc je pense que l'on ira dans cette direction. »

« Il reste des domaines très importants, comme le contrat d'évolution, qui doit permettre d'accompagner les chômeurs en leur proposant une véritable formation et un vrai suivi pour retrouver plus vite un travail. »

La rédaction-Les Grandes Gueules