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Attali: "Macron a le talent pour être un présidentiable"

Jacques Attali sur le plateau de BFMTV, mercredi 27 août.

Jacques Attali sur le plateau de BFMTV, mercredi 27 août. - BFMTV

L'économiste Jacques Attali n'a pas tari d'éloges sur le nouveau ministre de l'Economie Emmanuel Macron, mercredi soir sur BFMTV. Il le connaît depuis plusieurs années et a travaillé avec lui.

Pour Jacques Attali, le nouveau locataire de Bercy a le profil d'un présidentiable. Invité ce mercredi soir de News et compagnie, sur BFMTV, l'économiste a dit tout le bien qu'il pense d'Emmanuel Macron, fraîchement nommé ministre de l'Economie, et est revenu sur sa rencontre avec l'énarque de 36 ans.

"Brillantissime"

"J'ai rencontré Emmanuel Macron il y a longtemps, puisque quand le Président précédent (Nicolas Sarkozy, NDLR) m'a demandé d'organiser la commission de réforme de l'économie française, je cherchais des rapporteurs pour m'aider dans ce travail. J'ai cherché à l'Inspection des finances s'il y avait des gens de qualité (…). Celui qui m'a tout de suite frappé, c'était le jeune Emmanuel Macron, que j'ai pris avec moi. Il a été brillantissime, et est devenu un ami", se souvient Jacques Attali.

Et d'évoquer la rencontre entre le nouveau leader de Bercy et l'actuel chef de l'Etat: "Quand la Commission s'est réunie une deuxième fois, je l'ai pris comme membre. Quelques semaines après, j'ai organisé un dîner pour le présenter au futur candidat de la gauche, François Hollande. Le courant est bien passé entre eux. François Hollande a pris Emmanuel comme conseiller pendant la campagne, et on connaît la suite".

"Une fibre politique de gauche"

Un parcours fulgurant, qui, pour Jacques Attali, prouve qu'Emmanuel Macron a une longue carrière politique devant lui.

"Emmanuel est un garçon très brillant. J'ai eu le privilège dans ma vie de mettre le pied à l'étrier à pas mal de jeunes, et je crois qu'il a tout à fait le talent pour être un présidentiable un jour. (...) Il a toujours eu une fibre politique de gauche, ancrée à gauche (…). Il a vocation à faire une grande carrière politique", estime l'économiste, qui avait déjà salué la nomination du nouveau ministre sur Twitter, mardi.

Et de conclure: "Je retrouve en lui des jeunes comme Laurent Fabius, Ségolène Royal, François Hollande, à qui j'ai mis le pied à l'étrier il y a trente ans".