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Assouline : « Sarkozy a préparé la déstabilisation du service public »

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Le sénateur PS David Assouline, qui vient de quitter la commission Copé, est venu s’expliquer dans les GG.

Après l'annonce de Nicolas Sarkozy en janvier de sa volonté de supprimer la publicité sur le service public, la commission Copé a été installée pour plancher sur le sujet. Or, cette semaine, les socialistes qui participaient à celle-ci ont claqué la porte. David Assouline, sénateur PS qui a quitté la commission avec ses collègues, était l'invité des GG pour s'en expliquer : « Tous les candidats à l'élection présidentielle ont dit que le service public de l'audiovisuel était en sous-financement chronique. Même avec la pub et même avec la redevance telle qu'elle était, le service public ne pouvait pas tenir. En plus, les recettes publicitaires baissaient ».

« L'indexation de la redevance, les socialistes l'ont défendue à chaque fois, la droite a voté contre. Ils ont sans arrêt enlevé des moyens au service public de l'audiovisuel, sans compenser. Que les choses soient claires, mon problème c'est que l'audiovisuel public soit fort, parce qu'on en a besoin dans le pays, c'est quelque chose de spécifique ».

« Nicolas Sarkozy, c'est sa conception intellectuelle des choses : la tyrannie de la pub, du privé, du commerce, c'est quelque chose qui l'a hanté intellectuellement ces dernières années. Donc quand il fait cette proposition, on voit tout de suite qu'il y a une arrière pensée : la manne publicitaire du service public va aller dans le privé. Le privé était justement en train de dire tous les jours « On a un problème, on a moins de recettes publicitaires, on est en difficulté ». Ils se plaignaient et d'un coup on leur donne 250 millions de la publicité du service public qui va aller vers eux, et en plus, avec la deuxième coupure publicitaire pendant les films, c'est 300 millions de plus ».

« Donc, 550 millions d'euros en 3 mois de mesures de Nicolas Sarkozy pour le privé et on n'a pas encore trouvé un financement du service public. Ses dernières déclarations me font penser qu'il y a avait une opération très préparée de déstabilisation du service public ».

La rédaction-Les Grandes Gueules