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Après un weekend de tractations, jour J pour le "gouvernement de mission" voulu par Macron

La composition du nouveau gouvernement sera dévoilée ce lundi. Pour l’heure, aucune certitude sur les nouveaux entrants, mais certains se sont déjà vus fermer la porte ou ont décliné la proposition.

Après un week-end de tractations, l'exécutif doit présenter ce lundi sa nouvelle équipe composée d’"une vingtaine de ministres et de ministres délégués", a indiqué l’Élysée. Les discussions ont duré tout le week-end mais aucun nom n’a filtré de ces échanges. Si certains membres de l’ancien gouvernement Philippe ont été aperçus au palais présidentiel ce week-end, comme Jean-Michel Blanquer, il reste difficile d’en tirer des conclusions définitives.

"Jean-Michel Blanquer endosse son costume de ministre de l’Éducation nationale depuis le début, il est apprécié d’Emmanuel Macron et de Brigitte Macron, qui est une ancienne prof. Donc il va rester à son poste. De la même façon, le pôle économie a plutôt donné satisfaction. Bruno Le Maire serait confirmé à son poste", avance auprès de BFMTV Étienne Girard, rédacteur en chef du service société de Marianne.

"Rien n'est certain"

Mais "tant que les noms ne sont pas égrenés par le secrétaire général de l’Elysée, rien n’est certain pour ce remaniement", nuance notre éditorialiste politique, Bruno Jeudy.

Sans donner plus de précision, l'entourage du chef de l'État a indiqué qu'il y aurait "de nouveaux talents" et "des personnalités venues d'horizons différents".

"Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale dit avoir reçu des candidatures directes de gens qui veulent être ministres et qu’il transmet, ou pas, au président de la République. Inversement, il y a ceux qui sont contactés par l’Elysée ou Matignon pour en faire des ministres", développe Bruno Jeudy.

Riester, Castaner, Pénicaud... Plusieurs ministres menacés

Beaucoup de noms circulent en coulisses et certains reviennent avec insistance comme Frédéric Péchenard qui pourrait prendre le poste de ministre de l'Intérieur à la place de Christophe Castaner. Lors d’une visite surprise dans un commissariat de La Courneuve, Jean Castex a laissé peu de place au doute quant à l’avenir de Castaner, affirmant qu'il se représenterait devant les forces de l'ordre, "plus tard avec le ministre de l'Intérieur qui sera nommé sur [s]a proposition".

Parmi les noms évoqués pour le remplacer. Le nom de Frédéric Péchenard, proche de Nicolas Sarkozy et ancien directeur général de la Police nationale, est évoqué. Laurent Nunez pourrait également prendre du galon. Circulent aussi le nom de Mireille Ballestrazzi - ancienne directrice centrale de la Police judiciaire - ou celui de Jean-Yves Le Drian, actuel ministre des Affaires étrangères

D’autres sont en revanche menacés de perdre leur poste à l’instar d’Élisabeth Borne qui n'incarnerait pas suffisamment l'écologie aux yeux d'Emmanuel Macron. Nicole Belloubet pourrait quant à elle perdre la Chancellerie, peut-être au profit de François Molins, l’ancien procureur de la République de Paris.

De même, Franck Riester, à la Culture, et Muriel Pénicaud, au Travail, pourraient être remplacés. D’autres, au contraire ont décliné l’offre de l’exécutif comme la patronne des députés socialistes, Valérie Rabault, qui dit avoir opposé un non catégorique.

Les secrétaires d'Etat dévoilés en fin de semaine

Dans le petit jeu parfois cocasse du "entrera, entrera pas", l'ex-ministre socialiste et ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal a assuré aussi avoir été contactée samedi. Face au démenti d'une source proche du chef de l'État, elle a fourni des échanges de SMS qu'elle dit avoir eu avec le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Le suspense sera levé dans la journée avec l’annonce des noms de la vingtaine de ministres qui composeront le nouveau gouvernement. Il faudra encore attendre la fin de semaine pour connaître la liste des secrétaires d’Etat.

Thomas Soulié avec Ambre Lepoivre