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Après l'attaque à Paris, Valls appelle à un "sursaut" contre l'islamisme

Dans un entretien accordé au Parisien, l'ancien Premier ministre définit l'islamisme comme "l'ennemi et le défi de ce début de siècle" et réclame "un changement d'état d'esprit".

Manuel Valls appelle à un "sursaut" contre l'islamisme qu'il considère comme "l'ennemi et le défi de ce début de siècle", après l'attaque au hachoir qui a fait deux blessés devant les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris vendredi.

"C'est toute la société française qui est placée par les djihadistes comme cible prioritaire, et notamment ceux qui incarnent le combat contre l'islam politique. C'est intolérable et cela demande un sursaut", déclare l'ex-Premier ministre dans un entretien accordé au journal Le Parisien dans son édition datée de ce dimanche.

"Il faut clairement désigner l'islamisme comme l'ennemi et le défi de ce début de siècle", ajoute Manuel Valls qui, au cours du mandat de François Hollande, a connu la vague d'attentats jihadistes qui a endeuillé la France à partir de 2015.

"La société s'est relâchée, nous nous sommes habitués à la violence ou à un antisémitisme virulent sur les réseaux. J'appelle à un changement d'état d'esprit. Il faut désigner clairement l'ennemi: c'est l'islamisme, le salafisme, les Frères musulmans, cet islam politique qui est un nouveau fascisme", souligne-t-il.

Macron est "loin du discours libéral libertaire qui était le sien avant"

Il appelle à une "remobilisation du camp républicain et laïc" alors que se profile un projet de loi contre le "séparatisme", promis par l'exécutif. "Il faut arrêter de s'excuser d'être Français et républicain", fait valoir l'ex-candidat à la primaire socialiste pour la présidentielle de 2017, dénonçant une nouvelle fois les "deux gauches irréconciliables".

Manuel Valls, qui était député siégeant au groupe LaREM au début du quinquennat, estime qu'Emmanuel Macron a changé sur le sujet et qu'il est désormais "loin de ce discours libéral libertaire qui était le sien avant".

Il demande à nouveau l'interdiction du salafisme et souhaite reposer le débat sur l'interdiction des signes religieux ostentatoires à l'université et pour les accompagnants de sorties scolaires.

Mélanie Rostagnat avec AFP Journaliste BFMTV