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Agnès Thill, députée ex-LaREM, rejoint le groupe UDI

La députée de l'Oise Agnès Thill, le 13 mai 2017 à Paris.

La députée de l'Oise Agnès Thill, le 13 mai 2017 à Paris. - Charly Triballeau - AFP

En juin 2019, LaREM avait tranché en faveur de l'exclusion de la députée de l'Oise pour ses propos polémiques sur la PMA pour toutes. Elle était depuis non-inscrite.

Elle se définit comme un "électron libre". La députée Agnès Thill, qui avait été exclue du groupe LaREM en juin 2019 pour des propos jufés "pernicieux" sur la PMA pour toutes, a annoncé lundi rejoindre le groupe UDI et Indépendants à l'Assemblée nationale.

"Je ne serai pas encartée mais siégerai dans le groupe comme indépendante" a expliqué l'élue de l'Oise, non-inscrite depuis son exclusion de LaREM.

"Je reste avec ma liberté de vote"

Dans un communiqué, la députée, ancienne institutrice et directrice d'école, a justifié en outre son passage de la "gauche" vers la "droite" par le "laxisme" qu'elle dit avoir constaté à l'école. "Tout est permis. C'est les casquettes à l'envers et les jeunes qui vous parlent mal", a-t-elle estimé.

"Je reste avec ma liberté de vote", a précisé Agnès Thill, notamment sur la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes, dont elle est une farouche opposante et qui arrive en deuxième lecture en juillet à l'Assemblée. "On a eu une discussion avec Jean-Christophe Lagarde", le chef de file de l'UDI: "il sait que je suis un électron libre".

Si son statut de non-inscrite "était une force en circonscription, car les gens ne veulent plus de partis", elle a assuré que c'était "compliqué à l'Assemblée". "On n'existe pas, on vous marche dessus", a-t-elle affirmé pour expliquer sa nouvelle affiliation.

Exclue de LaREM après ses propos sur la PMA

En juin 2019, le bureau du groupe LaREM avait voté "à l'unanimité" l'exclusion d'Agnès Thill, pour des propos jugés "polémiques" et "pernicieux" par les instances du parti présidentiel à propos de la loi bioéthique, et sa mesure phare de la PMA pour toutes les femmes.

La députée de Beauvais avait notamment comparé la souffrance des femmes seules ayant recours à la PMA à celle de "drogués" ou évoqué l'existence d'un "puissant lobby LGBT" à l'Assemblée.

"Ça a été un lynchage. Je ne suis pas homophobe. Le dossier d'exclusion est vide", estime l'élue de 56 ans.
R.B. avec AFP