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Propos sur la PMA pour toutes: LaREM décide finalement d'exclure la députée Agnès Thill

La députée La République en marche de l'Oise Agnès Thill, le 13 mai 2017 à Paris.

La députée La République en marche de l'Oise Agnès Thill, le 13 mai 2017 à Paris. - Charly Triballeau - AFP

La Commission des conflits du parti présidentiel a tranché en faveur de l'exclusion de la députée de l'Oise, qui avait tenu des propos condamnant l'extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules.

Après avoir connu moult soubresauts, les liens entre Agnès Thill et La République en marche ont été définitivement rompus. Dans un communiqué, le parti présidentiel annonce ce mercredi que sa Commission des conflits a tranché en faveur de l'exclusion de la députée de l'Oise de ses rangs. 

La Commission lui reproche notamment "d’avoir tenu des propos polémiques sur les réseaux sociaux et également par voie de presse à propos du projet du gouvernement d’ouvrir la PMA à toutes les femmes".

"Caractère pernicieux"

"Ces propos sont préjudiciables à la cohésion du mouvement et nuisent à son image alors que l’ouverture de la PMA va faire l’objet dans les semaines qui viennent de débats à l’Assemblée nationale. (...) La fréquence et le caractère pernicieux des propos de Madame Agnès Thill génèrent et nourrissent une agressivité qui portent atteinte à la sérénité du débat", poursuit le communiqué.

Lors de son premier passage devant la Commission des conflits en février dernier, la parlementaire s’était vu adresser une mise en garde à la suite des propos qu’elle avait tenus à l’encontre des personnes souhaitant avoir recours à la procréation médicalement assistée (PMA). La Commission lui avait alors notifié qu’elle se verrait contrainte de prendre une sanction plus lourde pouvant aller jusqu’à l’exclusion, si elle venait à renouveler un tel comportement.

La réaction d'Agnès Thill

La députée évincée a réagi sur Twitter à l'annonce de son exclusion: "Exclue. La pression et le chantage auront eu raison de la bienveillance, tolérance, inclusion, ouverture affichées par La République en marche et son groupe à l'Assemblée nationale. Rien dans ce dossier d’instruction ne justifie une exclusion. Cela s’appelle un délit d’opinion."

Jules Pecnard