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Affaire Théo: les violences de Bobigny s'invitent dans la campagne présidentielle

Des violences ont éclaté samedi entre manifestants et policiers à Bobigny.

Des violences ont éclaté samedi entre manifestants et policiers à Bobigny. - Patrick Kovarik - AFP

Après les violences survenues samedi à Bobigny en marge d'une manifestation en soutien au jeune Théo, François Fillon pointe la "responsabilité du gouvernement". Benoît Hamon, lui, accuse Marine Le Pen de "jeter de l'huile sur le feu".

L'affaire du viol présumé du jeune Théo continue de faire polémique. Après les violences survenues samedi à Bobigny en marge d'une manifestation en soutien au jeune homme, onze personnes ont été interpellées dimanche à Argenteuil, dans le Val-d'Oise, où des incidents ont éclaté. De quoi alimenter le débat politique chez les candidats à la présidentielle.

François Fillon a pointé "la responsabilité du gouvernement" dans les violences de Bobigny. "Pourquoi le ministre de l'Intérieur a-t-il autorisé" la manifestation de Bobigny "alors que les risques de violence étaient évidents ?", s'est interrogé le candidat Les Républicains, s'étonnant du "silence" de Bruno Le Roux, le ministre de l'Intérieur.

S'il estime que "toute la vérité" doit être faite sur les circonstances de l'interpellation de Théo le 2 février dernier à Aulnay-sous-bois, il affirme également que "le gouvernement ne doit pas laisser s'exprimer la violence dont les premières victimes sont toujours les habitants des banlieues." Lundi matin, son porte-parole Thierry Solère insiste: "François Fillon président n'aurait pas autorisé la manifestation", dit-il sur RTL.

Moins vindicatif, Emmanuel Macron s'est contenté d'un tweet samedi, affirmant que "rien ne justifie les violences".

Le Pen accusée de "provoquer le désordre"

Avant lui, la candidate FN Marine Le Pen a jugé que les incidents étaient "la conséquence du laxisme qui diffuse dans la société française, qui est la responsabilité des politiques qui nous ont gouvernés pendant des années". 

Benoît Hamon, lui, dénonce les violences "inacceptables" de ce week-end mais juge également "nécessaire de s'insurger contre le discours de Marine Le Pen", qu'il accuse de "jeter de l'huile sur le feu. Une fois encore elle provoque le désordre, elle encourage les violences par son discours de haine et ses indignations sélectives".

Pour Jean-Luc Mélenchon, candidat de la "France insoumise", "certains ont l'air de souhaiter des émeutes de banlieue". "Il y a une volonté de je ne sais qui de multiplier les provocations pour pouvoir avoir une élection présidentielle qui se déroule sur fond de violence, d'excès de toute sorte", a analysé le candidat sur BFMTV.

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Benoît Hamon

Ariane Kujawski