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Affaire Mila: Jean-Michel Blanquer dénonce "les forces de mort" qui menacent la jeune femme

À l'Assemblée nationale ce mardi, le ministre de l'Éducation a de nouveau apporté son soutien à Mila, à quelques jours du procès de 13 personnes soupçonnées de l'avoir cybercelée. Il a dénoncé "un scandale au cœur de notre société".

À six jours du procès des 13 cyberharceleurs présumés qui a été renvoyé au 21 juin à Paris, le ministre de l'Éducation a de nouveau pris sa défense ce mardi devant l'Hémicycle, dénonçant "un scandale au cœur de notre société". Jean-Michel Blanquer s'en est aussi pris aux "forces de mort" qui menacent la jeune femme de 17 ans, cyberharcelée depuis janvier 2020 pour avoir publié une vidéo polémique sur l'islam devenue virale.

"Elle est seule, elle est harcelée au travers les réseaux sociaux, et en particulier par les intolérants, par ceux qui représentent les forces de la mort", a souligné le ministre, pointant du doigt "ceux qui veulent faire taire la liberté d'expression, faire taire la démocratie, faire taire la République".

Le procès renvoyé au 21 juin

"C'est pourquoi dès le premier jour je lui ai apporté mon soutien, comme l'ensemble du gouvernement, comme à toute personne qui exerce sa liberté d'expression et qui est menacée pour cela", a rappelé Jean-Michel Blanquer. "Malgré cela, les forces de mort réussissent évidemment des choses, à travers des réseaux sociaux en particulier", a-t-il souligné, alors que la jeune femme a pris la parole dans un entretien à TF1 diffusé dimanche. Dans celui-ci, Mila confiait être toujours la cible de harcèlement.

"Je ne m'arrêterai jamais de parler", assurait notamment la jeune femme dans cet entretien, au cours duquel elle confiait ses craintes au sujet de son avenir et affirmait être "une prisonnière dans son propore pays". "Même quand je suis dehors, je suis en prison. Je suis en prison dans des couches de vêtements, des maquillages différents", témoignait-elle.

"Nous souhaitons tous la fermeté par rapport à ceux qui font les menaces de mort et qui font moins les malins devant un tribunal", a ajouté Jean-Michel Blanquer à l'Assemblée.

"Nous devons être plus actifs désormais pour montrer que la force est du côté du droit et de la République", a conclu le ministre.
Jeanne Bulant Journaliste BFMTV