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Affaire Benalla: "Une dérive individuelle (...) pas une affaire d'Etat" juge Edouard Philippe

Lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale ce mardi, les députés de LaRem ont fait bloc derrière le Premier ministre Edouard Philippe.

Les députés de la majorité ont bruyamment assuré de leur soutien au Premier ministre ce mardi lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale. Dès la fin de la première prise de parole d'Edouard Philippe, qui répondait à Christian Jacob, plusieurs d'entre eux se sont levés, entraînant la majorité à l'applaudir avec conviction.

Le bal a été ouvert à 15 heures avec une adresse virulente du chef de file des Républicains, Christian Jacob, au Premier ministre sur le rôle joué par Alexandre Benalla et le manque de réaction de l'exécutif. "Je vous demande solennellement si oui ou non cet individu (Alexandre Benalla) est en situation d'exercer des pressions sur le président de la République", a-t-il fermement demandé.

L'Assemblée nationale n'est "pas un tribunal"

Le premier ministre Edouard Philippe a répondu en martelant que "nul n'est au-dessus de la loi", s'appuyant sur les enquêtes en cours.

"Vous savez monsieur Jacob que cette intensité de réaction est rare", a-t-il ajouté, estimant néanmoins qu'une "dérive individuelle ne fait pas une affaire d'Etat". "Les copinages malsains qui ont été hier, en commission d'enquête, évoqués par le préfet de police ne font pas une affaire d'Etat", a-t-il poursuivi.

Il a ensuite appelé les députés à la sérénité, rappelant que l'Assemblée nationale "n'est pas un tribunal".

"Je prendrai moi-même, dès lors que les conclusions de l'IGPN seront rendues - si elle fait des propositions -, les mesures qui s'imposent pour éviter que de tels dysfonctionnements puissent se reproduire. Et de cela, monsieur le président Jacob, je rendrai compte à l'Assemblée nationale", a conclu Edouard Philippe, accompagné par une standing ovation des députés de la majorité.

M.P