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Affaire Benalla: Pour Macron c'est "une tempête dans un verre d'eau"

Mardi le président a exprimé ses regrets devant les "réactions disproportionnées" depuis la révélation de l'affaire par Le Monde le 18 juillet.

Mardi le président a exprimé ses regrets devant les "réactions disproportionnées" depuis la révélation de l'affaire par Le Monde le 18 juillet. - PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP

Le président accuse les médias d'avoir "dit beaucoup de bêtises" sur cette affaire.

L'affaire Benalla, "je crois que c'est une tempête dans un verre d'eau", a déclaré jeudi le président Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Campan en Hautes-Pyrénées.

"J'ai dit ce que j'avais à dire, c'est-à-dire que je crois que c'est une tempête dans un verre d'eau. Et pour beaucoup, c'est une tempête sous un crâne", a dit le président, avant de rencontrer une délégation d'agriculteurs. 

Une réaction qui fait suite aux attaques de la veille contre les médias, avec une dureté inhabituelle pour un président de la République, les accusant d'avoir "dit beaucoup de bêtises" sur cette affaire.

Alexandre Benalla s'est livré dans une longue interview au Monde jeudi matin

Alexandre Benalla a livré jeudi matin sa part de vérité sur l'affaire qui secoue l'exécutif, tandis que les critiques de l'opposition se concentraient toujours plus sur Emmanuel Macron après ses prises de parole impromptues.

Dans une longue interview au Monde, M. Benalla, mis en examen pour avoir malmené et frappé deux manifestants le 1er mai, admet avoir "fait une grosse bêtise" et "commis une faute" à cette occasion. Mais il pointe aussi "une volonté d'atteindre le président de la République" à travers lui.

Emmanuel Macron se dit fier d'avoir embauché Alexandre Benalla

Le chef de l'Etat, attendu au Pic du Midi, a saisi l'occasion d'un bain de foule à Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées, mercredi soir, pour répéter ses arguments sur "une affaire qui est triste mais qui est l'affaire d'un homme", son ex-collaborateur Alexandre Benalla, et pas une affaire d'Etat.

Comme mardi devant ses fidèles de la majorité, Emmanuel Macron a voulu tout assumer: sa "fierté" d'avoir embauché Alexandre Benalla, un jeune homme "dévoué et qui avait un parcours différent"; sa déception face à "une faute réelle, grave", qu'il a considérée comme "une trahison"; enfin ses regrets devant les "réactions disproportionnées" depuis la révélation de l'affaire par Le Monde le 18 juillet.

N.Ga., avec AFP