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À Villeneuve-sur Lot, la difficile gestion de l’après Cahuzac

Villeneuve-sur-Lot, ancien fief de Jérôme Cahuzac

Villeneuve-sur-Lot, ancien fief de Jérôme Cahuzac - -

Alors que Jérôme Cahuzac a annoncé qu’il ne se resterait pas député, la bataille pour sa succession dans la 3e circonscription du Lot-et-Garonne se déroulera en juin prochain. Une élection qui s’annonce particulièrement compliquée pour le Parti socialiste.

Le PS du Lot-et-Garonne se cherche un héros. L'élection législative pour remplacer Jérôme Cahuzac, qui a déclaré sur BFMTV ne pas vouloir rester député, s’annonce rude pour le parti au pouvoir. Il va falloir batailler sur le champ de ruines laissé par l’ancien maire de Villeneuve-sur-Lot et ex-ministre du Budget. Dans ces conditions, les candidats ne se bousculent pas au portillon pour défendre les couleurs socialistes.

Mais pour Alain Soubiran, conseil général PS du Lot-et-Garonne, les raisons d’y croire existent. "Rien n’est perdu sur le territoire", assure-t-il. "Tout ce qui a été fait par Jérôme Cahuzac, il ne faut pas l’oublier. Le pôle de santé de la ville, c’est 130 millions d’euros. Sans Cahuzac, cela n’aurait été pas possible".

Largement battu en juin dernier par l’ex-ministre du Budget, Jean-Louis Costes, se frotte les mains et compte bien profiter de la situation.

"Moi je serais candidat", soutient le maire de Fumel. "La dernière fois, j’avais l’alliance de tous les candidats de la droite, du centre jusqu’à l’UMP. Ce serait un test pour l’UMP et la droite en général."

Le FN en arbitre

En juin prochain, le FN se posera en arbitre de ce duel UMP-PS. Beaucoup d’électeurs ont déjà indiqué qu’ils n’iraient pas voter car ils se disent dégoûtés par la politique. Interrogé sur l'élection, le maire de Villeneuve, qui a remplacé Jérôme Cahuzac quand celui-ci est devenu ministre, a déclaré qu'elle "s'annonce très compliquée".

Il a reconnu que "ce qui l'inquiète le plus, ce sont les extrêmes, surtout après ce qu'on a vécu avec cette affaire". "Il faudra convaincre les électeurs de ne pas aller voir les extrêmes", a-t-il observé.

Pour lui, les élus locaux de gauche et les instances fédérales du PS parviendront à "se mettre d'accord sur le nom d'un candidat", mais "c'est encore trop tôt".


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