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A la demande de Jean-Marie Le Pen, la justice repousse le congrès "postal" du Front national

Jean-Marie Le Pen ne se laisse pas évincer si simplement. A sa demande, la justice a repoussé le futur congrès du FN, qui devait se tenir par voie postale. Le parti de Marine Le Pen a désormais l'obligation d'organiser un congrès "physique". Avec ce vote, les militants devaient mettre fin au statut de président d'honneur du FN.

Encore une victoire pour Jean-Marie Le Pen. Après l'annulation par la justice de sa suspension du Front national, le président d'honneur du FN a de nouveau gagné devant les tribunaux. Alors que les militants devaient voter par courrier pour de nouveaux statuts, comprenant la suppression de la "présidence d'honneur", le patriarche de la famille Le Pen a obtenu devant la justice que ce congrès soit physique. Une assemblée générale du parti devra donc se tenir pour sceller son sort au sein des instances du FN. 

Marine Le Pen a indiqué mercredi après-midi sur BFMTV qu'elle faisait "évidemment appel" de cette décision.

Un sursis pour le père fondateur

Si les militants venaient à voter la suppression de son poste, Jean-Marie Le Pen redeviendrait un militant du parti comme les autres. Et s'exposerait donc à une exclusion définitive. Une position difficile à supporter pour celui qui a fondé le parti il y a 43 ans. Dans le cas contraire, Jean-Marie Le Pen resterait président d'honneur au sein d'un parti dont l'état-major lui est de plus en plus hostile. Si les militants sont partagés quant au sort à réserver à l'ancien candidat à la présidentielle, le bureau politique est quant à lui presque unanime

Sur BFMTV, Jean-Marie Le Pen s'est félicité de cette nouvelle victoire et a déclaré ne pas comprendre "comment des juristes avisés ont pu s'engager sur la voie d'une persécution personnelle et politique qui se trouve condamnée dans ses procédés par la justice". Il a également dénoncé ce qu'il appelle une "chasse aux sorcières" et "une espèce de vague d'épuration".

Depuis quelques mois, le parti est en proie à une guerre familiale que se livrent le père et sa fille, Marine Le Pen, actuelle présidente du parti. Cette dernière avait décidé de rompre définitivement les ponts après une interview extrêmement controversée accordée par son père au journal Rivarol

Paul Aveline