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Viols sur mineures: Isabelle Demongeot "fière" que les victimes aient "osé prendre la parole"

Isabelle Demongeot, au micro de BFMTV, le mercredi 7 mai 2014.

Isabelle Demongeot, au micro de BFMTV, le mercredi 7 mai 2014. - -

Isabelle Demongeot avait livré un témoignage poignant contre Régis de Camaret, entraîneur de tennis condamné en appel à 10 ans de prison pour les viols de deux anciennes pensionnaires en février dernier. Alors qu'une nouvelle affaire de viols présumés sur mineures éclate dans ce milieu, elle prend à nouveau la parole.

"Ça me choque profondément en tant que joueuse. Mais je suis vraiment fière que, si jeunes et si tôt, elles (les victimes présumées), aient osé prendre la parole", a expliqué Isabelle Demongeot mercredi sur BFMTV.

L'ex-numéro 2 du tennis français, avait témoigné en février devant les assises contre Régis de Camaret. Cet entraîneur de tennis avait été condamné en appel à 10 ans de prison. Mercredi, alors qu'un entraîneur de tennis du club de Levallois-Perret, Andrew Geddes,
a été mis en examen pour des viols présumés perpétrés sur trois anciennes élèves, elle a repris la parole.

Mais elle n'est pas la seule puisque Sofiane Guetatfa, directeur du LSC Tennis où travaille maintenant l'entraîneur suspecté de viols s'est exprimé quelques minutes avant elle.

Il a indiqué sur notre antenne que "le club de Levallois est sous le choc" et l'entraîneur suspecté avait une "bonne réputation" et présentait "de bonnes références, de bons résultats sportifs". Le directeur du club a aussi indiqué que l'entraîneur avait "été suspendu" et qu'une "procédure de licenciement allait être lancée à son encontre". "Nous verrons ensuite si nous allons porter plainte ou pas", a-t-il conclu.

"Parler pour se reconstruire au plus vite"

Isabelle Demongeot a confié "très bien connaître" le violeur présumé puisqu'elle était enseignante à Villiers-le-Bel, juste à côté de Sarcelles", où cet entraîneur a aussi travaillé de 1999 à 2005 et où auraient été perpétrés ces viols. "C'était un passionné de tennis que j'ai toujours vu près des terrains. (...) Mais je n'ai rien préssenti, c'est difficilement décelable", poursuit-elle.

Après avoir insisté sur le rôle primordial de vigilance des parents, sur la nécessité de parler "pour se reconstruire au plus vite", la sportive appuie sur la nécessité "de dire les choses". "Il faut être cru, il faut qu'on accompagne les victimes à passer les étapes".

Isabelle Demongeot indique aussi que le fait d'avoir "été présentée comme une femme violée" lui a "coûté cher".