BFMTV

Violences contre les médecins: moins d'actes recensés en 2012

Selon l'étude, plus d'un médecin visé par des violences sur deux est un généraliste (photo d'illustration).

Selon l'étude, plus d'un médecin visé par des violences sur deux est un généraliste (photo d'illustration). - -

Les actes de violence recensés contre les médecins ont légèrement baissé, mais restent largement supérieurs à la moyenne des dix dernières années.

Les violences à l'encontre des médecins, qui touchent principalement les généralistes, ont connu un léger recul en 2012, selon les chiffres dévoilés mardi par l'Ordre national des médecins (Cnom). Mais ces actes restent très supérieurs à la moyenne des dix dernières années.

Agressions physiques, verbales, vols ou vandalisme, 798 déclarations d'incidents ont ainsi été recensées en 2012 par l'observatoire de la sécurité des médecins du Cnom, contre 822 en 2011.

"C'est un léger fléchissement", a indiqué mardi le docteur Bernard Le Douarin, du Cnom. Pour lui, ce recul s'explique notamment par des mesures mises en place comme "la géolocalisation, la vidéosurveillance, le livret de sécurité et le numéro de téléphone dédié avec un référent sécurité".

Déclaration facultative

Toutefois, ce chiffre "reste supérieur de 20% à la moyenne annuelle de ces dix dernières années (666)", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

L'étude, réalisée avec l'institut Ipsos, se fonde également sur le recensement des déclarations adressées par les médecins à leur conseil de l'ordre départemental. Leur caractère facultatif ne permet pas de calculer précisément l'évolution du nombre total d'incidents.

Les violences en centre-ville en hausse

Les départements les plus touchés sont le Vaucluse (1,9%), la Loire (1,5%), le Cher (1,2%), la Seine-Saint-Denis (1,2%) et la Savoie (1,1%). Six incidents sur dix (58%) se sont produits en centre-ville, un score en forte progression pour la quatrième année consécutive (+14 points depuis 2008).

Motifs des incidents? Essentiellement la prise en charge par le médecin (25%), le vol (21%) et le refus de prescription (17%). Vient ensuite le temps d'attente (7%), notamment chez les ophtalmologues.

Enfin, les généralistes sont les plus nombreux à déclarer des incidents (56%), suivis par les ophtalmologues (6%) et les psychiatres (5%), en contact avec des publics difficiles.


A LIRE AUSSI: >> Un médecin roué de coups en Seine-Saint-Denis

>> Des médecins en grève après l'agression d'une consoeur
>> Explosion des agressions de médecins à Marseille