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Violences conjugales: le 3919 a reçu près de 45.000 appels durant le confinement

Le logo du 3919, numéro d'écoute.

Le logo du 3919, numéro d'écoute. - Eric Feferberg - AFP

Selon un rapport remis mercredi, le confinement a agi comme une sorte de révélateur des violences conjugales.

Près de trois mois après la fin du confinement, un rapport met en lumière les conséquences de cette période sur les violences conjugales. D'après ce document, remis mercredi par la secrétaire générale de la Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF) Élisabeth Moiron-Braud, et révélé par France Bleu, le confinement a agi comme une sorte de révélateur.

Pic en avril

Au total, quelque 45.000 appels au 3919 ont été passés sur l'ensemble de la période du confinement, qui s'est étendue du 17 mars au 11 mai. Il s'agit du numéro de téléphone gratuit et anonyme pour les femmes victimes de violence.

Le pic a eu lieu en avril, avec plus de 29.000 appels pour ce seul mois, soit trois fois plus que les précédents.

Explosion du recours aux "tchats"

Autre constat dressé par le rapport: le recours aux discussions en ligne, les "tchats" des services du 3919, a également explosé durant cette période.

Sur la plateforme "Arrêtons les violences", les tchats ont été multipliés par 17, rapporte ainsi France Bleu.

Le rapport préconise par ailleurs le maintien du nouveau dispositif de points d'écoute dans des pharmacies et des supermarchés.

Hausse des tentatives de meurtre

Toujours selon ce rapport de la MIPROF, la Chancellerie dénombre 13 affaires d'homicides au sein du couple pendant le confinement, et 16 tentatives de meurtre, ce qui représente une hausse par rapport au début de l'année 2020.

Pendant le confinement, 2900 faits de violences conjugales ont été recensés par les tribunaux.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV