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Confinement: hausse des plaintes pour violences conjugales depuis début avril

Police (photo d'illustration).

Police (photo d'illustration). - AFP

Plus de 2.000 plaintes pour violences intrafamiliales - essentiellement des violences conjugales - ont été enregistrées du 6 au 12 avril dernier.

Le nombre de victimes de violences intrafamiliales est reparti à la hausse début avril, après avoir baissé depuis le début du confinement, sur fond de baisse généralisée des crimes et délits enregistrés par les forces de l'ordre, selon des statistiques de l'Intérieur dévoilées vendredi.

Après avoir entamé une baisse le 16 mars, ces violences intrafamiliales - qui ne concernent pas celles commises sur les mineurs de moins de 15 ans, et relèvent donc essentiellement des violences dites conjugales - sont en hausse sur la semaine du 6 au 12 avril, avec plus de 2.000 victimes enregistrées.

"Le nombre de victimes rejoint ainsi celui de la même semaine en 2019", écrit le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), qui répertorie les plaintes enregistrées par la police et la gendarmerie. Ces violences avaient atteint "leur point le plus bas entre le 30 mars et le 5 avril, avec 1.500 victimes enregistrées, soit environ 500 de moins que pour la même semaine en 2019", complète le SSMSI.

Le nombre de plaintes enregistrées pour "coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus" a en revanche "drastiquement baissé, passant de près de 6.000 entre le 9 et le 15 mars (contre 5.000 pour la même période de 2019) à moins de 3.000 entre le 23 et 29 mars", relève le SSMSI. 

"Toutefois, au cours des deux dernières semaines, ce nombre a augmenté, avec près de 4.000 victimes enregistrées entre le 6 et le 12 avril", complète le service statistique.

Les violences sexuelles en baisse par rapport à la même période de 2019

Plus globalement, d'autres items de la mesure de la délinquance continuent d'afficher de très bas niveaux, même s'ils peuvent enregistrer depuis une quinzaine de jours, de très légères évolutions à la hausse. C'est le cas des violences sexuelles (un peu plus de 400 cas signalés contre un peu moins de 1.600 à la même période en 2019), pour la semaine du 6 au 12 avril. Idem pour les vols avec violence avec armes ou les cambriolages. 

Les vols sans violences contre les personnes et les vols liés aux véhicules, dont le nombre s'est écroulé depuis le début du confinement, continuent de rester à des niveaux très bas. Pour les véhicules, plus de 3.000 faits ont été constatés sur les quinze premiers jours d'avril contre 9.000 à la même période de 2019.

Dans le contexte exceptionnel de la crise du Covid-19, le SSMSI publiera de manière inédite, chaque semaine, un suivi d'indicateurs relatifs aux crimes et délits. Ils sont cependant susceptibles d'être révisés ultérieurement.

H.G. avec AFP