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Violences à Mantes-la-Jolie: quatre jeunes interpellés pour la mise à feu de bouteilles de gaz

"Le mobile de cet acte n'est pas encore établi à ce stade des investigations".

"Le mobile de cet acte n'est pas encore établi à ce stade des investigations". - AFP

Ces quatre jeunes sont suspectés d'avoir participé à la mise à feu d'une barricade dans laquelle dix bouteilles de gaz avaient été jetées lors des échauffourées en marge du mouvement des lycéens début décembre.

Quatre jeunes ayant participé aux échauffourées de Mantes-la-Jolie en marge du mouvement des lycéens début décembre ont été interpellés et déférés jeudi pour avoir participé à la mise à feu d'une barricade dans laquelle dix bouteilles de gaz avaient été jetées, a annoncé le parquet de Versailles.

Trois de ces jeunes, mineurs et sans antécédents judiciaires, ont été placés sous contrôle judiciaire après avoir été présentés à un juge des enfants. Le quatrième, majeur, a été jugé en comparution immédiate et condamné à un an de prison dont six mois ferme avec mandat de dépôt.

151 jeunes interpellés 

Ils sont soupçonnés d'avoir participé entre le 4 et le 6 décembre à des émeutes urbaines dans le quartier du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie, lors desquelles des bonbonnes de gaz avait été jetées dans une barricade enflammée. On leur reproche également d'avoir jeté des cocktails Molotov et des pierres sur la police et d'avoir mis le feu à une voiture.

Ces violentes échauffourées avaient conduit la police a procéder à une interpellation massive de 151 jeunes le 6 décembre, juste à côté du lycée Saint-Exupéry. Des images de l'interpellation tournées par une personne inconnue et diffusées sur les réseaux sociaux avaient provoqué l'émoi en France et dans la classe politique à gauche.

Plusieurs lycéens ont depuis porté plainte contre X pour "actes de torture et de barbarie" et "diffusion illégale" de vidéo de personnes entravées. Le syndicat lycéen UNL a lui aussi déposé plainte pour "violences sur mineurs de 15 ans et plus par personne dépositaire de l'autorité publique".

Paul Louis avec AFP