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Villas à l'étranger: Patrick Balkany mis en examen pour fraude fiscale

Les époux Balkany, qui dirigent la ville de Levallois-Perret, lors d'un meeting de l'UMP le 25 novembre dernier.

Les époux Balkany, qui dirigent la ville de Levallois-Perret, lors d'un meeting de l'UMP le 25 novembre dernier. - Martin Bureau - AFP

Déjà mis en examen dans ce dossier, Patrick Balkany a de nouveau été poursuivi vendredi. La justice le soupçonne d'avoir dissimulé une partie de son patrimoine au Fisc.

Le député-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, membre du parti Les Républicains, a été mis en examen jeudi pour fraude fiscale dans l'enquête sur son patrimoine, a-t-on appris de source judiciaire.

Dans ce dossier, l'élu est déjà notamment mis en examen pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale. "Je n'ai rien à me reprocher. Tout ça, c'est des affabulations", avait-il réagi à l'époque, en mars dernier.

Accompagné de son avocat, il est arrivé ce vendredi au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris pour se faire signifier ce nouveau chef de mise en examen. Son avocat, interrogé par BFMTV, a fait part de sa colère. "C'est un acharnement qui confine à la mise à mort", a déclaré Me Grégoire Lafarge.

Les deux villas qui intriguent le Fisc

Dans cette enquête, les juges soupçonnent Patrick Balkany et son épouse d'avoir omis une partie substantielle de son patrimoine et "fourni une évaluation mensongère" dans les déclarations auxquelles sont soumis les élus auprès de l'autorité pour la transparence financière de la vie publique.

Concernant l'une de ses deux villas, à Saint-Martin aux Antilles, Isabelle Balkany, elle aussi mise en examen, a admis devant les enquêteurs qu'elle en était propriétaire depuis 1997 et qu'elle était "l'ultime ayant-droit de la société" propriétaire du bien. Problème, ce bâtiment détenu par le biais d'une société-écran n'a jamais été déclaré au fisc. Le couple ne s'est donc, depuis 17 ans, jamais acquitté de l'impôt sur la fortune. 

Son avocat a déclaré qu'elle avait été acquise avec des "fonds parfaitement licites" mais qu'elle n'avait "pas été régulièrement déclarée" et que l'"ISF n'a pas été réglé". Les enquêteurs soupçonnent aussi le couple d'être le véritable propriétaire de l'autre villa, à Marrakech.

la rédaction avec AFP