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Vidéos de dealers armés à Grenoble: aucune interpellation lors de l'opération de police au Mistral

Le ministre de l'Intérieur a fait savoir, ce mercredi soir, qu'une opération de police était organisée dans le quartier, dans le cadre de l'affaire des dealers filmés lourdement armés.

Aucune interpellation n'a eu lieu ce mercredi soir, lors de l'opération de police menée dans le quartier du Mistral de Grenoble (Isère), décidée après la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos de dealers encagoulés et lourdement armés sur un point de vente. Une cinquantaine de contrôles ont été réalisés.

"Sur mon instruction directe, une opération est en cours dans le Mistral, à Grenoble", avait écrit le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur Twitter, en début de soirée assurant que "l'Etat s'imposera(it) face à l'ensauvagement d'une minorité de la société".

Des opérations menées "régulièrement"

"Ce sont des opérations que nous faisons régulièrement", a déclaré le préfet de l'Isère Lionel Beffre sur BFMTV. "Depuis le début de l'année, nous avons fait 160 interpellations dans ce quartier", a-t-il ajouté. Mais après la diffusion des vidéos, "il était important de réaffirmer l'autorité de l'Etat sur ce territoire", a poursuivi le préfet.

Cette opération consistait, selon lui, "à aller dans l'espace public, à contrôler ceux qui s'y trouvent et sont en infraction, à procéder à des interpellations quand ça se justifie, et éventuellement procéder à des confisquations quand ça se justifie"

"Il n'appartient pas, à quelque groupe que ce soit, de faire la loi, mais ça appartient aux forces de l'ordre. C'est un signal en direction de ces délinquants pour leur rappeler que seules les forces de l'ordre ont la capacité d'être armées sur la voie publique".

Un quartier très touché par les trafics

Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête après la diffusion des vidéos tournées dans le quartier Mistral, très touché par le trafic de stupéfiants.

La première, devenue virale comme la seconde depuis lundi, met en scène sept hommes, cagoulés et parfois munis d'armes en apparence réelles, faisant le guet autour d'un point de deal, près d'une aire de jeux, où se dirige un homme s'apparentant à un consommateur.

Le quartier est qualifié dans l'autre vidéo de "capital (sic) du stup": on y voit cinq hommes autour d'une table couverte de paquets de friandises qui pourraient contenir des produits stupéfiants.

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV