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Valls: la justice et l'Etat "au rendez-vous" à Moirans

L'interpellation tôt lundi matin de suspects dans les violences commises en octobre à Moirans (Isère) montre que "la justice (et) l'Etat sont au rendez-vous" et agissent avec "fermeté républicaine" - Lundi 18 janvier 2016

L'interpellation tôt lundi matin de suspects dans les violences commises en octobre à Moirans (Isère) montre que "la justice (et) l'Etat sont au rendez-vous" et agissent avec "fermeté républicaine" - Lundi 18 janvier 2016 - AFP

Après une vaste opération menée par plus de 300 gendarmes à Moirans, théâtre d'une extrême violence, Manuel Valls a affirmé avec fermeté l'autorité de l'Etat.

L'interpellation tôt lundi matin de suspects dans les violences commises en octobre à Moirans en Isère montre que "la justice (et) l'Etat sont au rendez-vous" et agissent avec "fermeté républicaine", s'est félicité le Premier ministre Manuel Valls sur Twitter.

Les violences de Moirans avaient eu un fort retentissement, le gouvernement étant accusé de laxisme après une série d'incidents du même ordre et du fait de l'absence d'arrestations d'émeutiers.

Début novembre, Manuel Valls s'était rendu dans la commune de l'Isère pour assurer que les faits "ne resteraient pas impunis".

15 interpellations établies

Quinze personnes ont été interpellées ce lundi matin lors d'une vaste opération de gendarmerie, soit l'intervention de 300 gendarmes, autour d'un camp de gens du voyage à Moirans.

Au total, 20 suspects sont recherchés par les forces de l'ordre et six étaient donc encore dans la nature. Une partie des personnes interpellées ne fait pas partie de la communauté des gens du voyage. Le 20 octobre, une cinquantaine de gens du voyage installés dans un campement de Moirans s'étaient livrés à des violences spectaculaires.

Elles n'avaient fait aucun blessé mais une trentaine de voitures avaient été incendiées, certaines jetées sur les voies SNCF, interrompant ainsi la circulation de plus de 120 trains pendant une douzaine d'heures, tandis que la gare et un restaurant avaient été mis à sac. Les émeutiers réclamaient alors qu'un détenu de 24 ans, membre de leur communauté, puisse assister aux obsèques de son frère de 17 ans, tué dans un accident de la route le week-end précédant les faits, à bord d'une voiture volée après avoir commis un cambriolage.

A.-F. L. avec AFP