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Une octogénaire ébouillantée dans une maison de retraite, une plainte déposée

Une maison de retraite à Nantes, en décembre 2014. (photo d'illustration)

Une maison de retraite à Nantes, en décembre 2014. (photo d'illustration) - Georges Gobet - AFP

La famille d'une octogénaire qui s'était ébouillantée dans un EHPAD après avoir été laissée seule, a porté plainte contre l'établissement.

Une plainte pour "blessures involontaires par personne morale par la violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité et de prudence", a été déposée auprès de la gendarmerie contre un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), à Neuvic-sur-l'Isle en Dordogne, après la mort d'une résidente, révèle Sud-Ouest.

Tout commence le 23 juin dernier. Antoinette T. 85 ans, résidente de l'EHPAD de Neuvic-sur-l'Isle, souffrant de la maladie d'Alzheimer, est laissée seule près du lavabo de sa chambre par les aides-soignants, au moment de se coucher. Selon les premières informations, elle aurait bouché l'évier avec des linges et tourné le robinet d'eau chaude.

Ils "savaient qu’il fallait garder un œil sur elle"

"Elle a été brûlée au ventre et aux jambes. Elle n'a pas appelé. C'est sa voisine de la chambre d'en face qui a donné l'alerte, voyant l'eau couler dans le couloir", affirme Marie-Claude Moreau, la fille de l'octogénaire. Transférée au centre hospitalier de Périgueux, les médecins ont constaté des brûlures au deuxième degré sur 25% de son corps.

Très affaiblie, elle a ensuite été transféré au Centre François-Xavier Michelet de Bordeaux, où elle a passé cinq semaines en réanimation, au sein du service des grands brûlés. Antoinette est morte le 24 août. Si le lien entre l'accident et sa mort n'a pas été formellement établi, les proches d'Antoinette s'interroge sur le fait qu'elle ait été laissée seule tout ce temps.

"Elle a été diagnostiquée Alzheimer en 2008. Ils le savaient lorsqu’ils ont accepté de l’accueillir et donc, savaient qu’il fallait garder un œil sur elle. On sait que c’est difficile, mais s’ils n’étaient pas capables, il ne fallait pas la recevoir. Depuis cet accident, des tas de questions nous traversent et restent sans réponse", assure Marie-Claude Moreau à Sud-Ouest.

G.D.