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Une note demande la suspension de l'emploi des motos des forces de l'ordre

Une note interne met en cause la fourche de la moto - Photo d'illustration

Une note interne met en cause la fourche de la moto - Photo d'illustration - ALEXANDER KLEIN / AFP

Déjà mises en causes lors d'accidents en 2017, ces motos Yamaha qui équipent les services de police et de gendarmerie sont à nouveau dans la tourmente.

La moto Yamaha MT 9 Tracer 900 cm3 pose problème aux forces de l'ordre. La sous-direction de la sécurité publique et de la sécurité routière de la gendarmerie nationale a rédigé une note pour suspendre l'emploi de cette grosse cylindrée, rapporte Le Parisien. Une centaine de motos sur les 450 utilisées par la gendarmerie sont concernées.

"Certaines fourches ont pu être montées par Yamaha avec un outil non adapté (clé à choc). En conséquence, la fourche de suspension peut être fragilisée", affirme une note interne consultée par Le Parisien.

Deux accidents en 2017

Cette moto équipe jusqu'à présent les escadrons départementaux de sécurité routière, ainsi que des formations motorisées de la police nationale et des motards de certaines polices municipales. Seules certaines régions sont concernées: la Corse, la zone de défense Sud mais aussi les départements de l'Essonne, de Seine-et-Marne, de la Marne et de la Haute-Marne ainsi que le Centre national de formation à la sécurité routière de Fontainebleau.

"Dès qu'on atteint les 200 km/h, ces motos guidonnent et c'est embêtant car ce sont des vitesses auxquelles nous allons régulièrement, lors d'interceptions de voitures puissantes", confie au Parisien un policier l'Essonne.

En 2017, deux membres des forces de l'ordre – un policier municipal de Tours et un gendarme de Château-Chinon – sont morts au guidon de cette moto alors qu'ils circulaient sur l'autoroute au moment du drame, rappelle le quotidien. 

Benjamin Rieth