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Un TGV immobilisé à cause d'un faux Dupont de Ligonnès

Le TGV a dû être immobilisé (illustration)

Le TGV a dû être immobilisé (illustration) - Jean-Christophe Verhaegen - AFP

L'homme, habitué des canulars téléphoniques à la police, a passé son appel à bord du TGV. Le train, qui reliait Lille à Bordeaux, a dû être arrêté.

Un sexagénaire se faisant passer pour Xavier Dupont de Ligonnès et menaçant de tuer sa petite-fille a été interpellé vendredi dans un TGV en gare de Massy-Palaiseau, en Essonne, a-t-on appris samedi de source policière.

Vers 18 heures, la police reçoit un appel téléphonique d'un homme prétendant être Xavier Dupont de Ligonnès. Se disant armé d'un 22 long rifle, l'interlocuteur menace de tuer sa petite-fille de 10 ans.

Un passager sans arme, ni petite-fille

"L'appel est pris très au sérieux, il ne fallait pas prendre cela à la légère", raconte une source policière. Les policiers ont en tête l'affaire Dupont de Ligonnès qui a refait surface dans l'actualité quelques jours plus tôt avec la découverte d'ossements dans le Var. Les analyses ont toutefois montré qu'il ne s'agissait pas des restes de l'homme soupçonné d'avoir tué sa femme et ses quatre enfants à Nantes en 2011, et porté disparu depuis.

Après vérification, il s'avère que l'appel a été passé à la hauteur de Marne-la-Vallée, en Seine-et-Marne, à bord d'un TGV effectuant la liaison Lille-Bordeaux. La police fait immobiliser le train en gare de Massy-Palaiseau, où les quais sont évacués. Après près de 45 minutes de recherches dans le TGV, au milieu de passagers surpris, le suspect est finalement interpellé dans une rame: "Il n'avait ni arme, ni petite-fille", a-t-on raconté de même source.

Le mauvais plaisant, né en 1954, est "un habitué des canulars téléphoniques à la police" et pourrait souffrir de troubles mentaux, a expliqué la source policière. Placé en garde à vue au commissariat de Massy, il a été mis à disposition des policiers de Chessy, en Seine-et-Marne, chargés de l'enquête. La SNCF a déposé une plainte samedi.

la rédaction avec AFP