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Un retraité abattu en Corse aurait été confondu avec un membre du grand banditisme

Un gendarme - Image d'illustration

Un gendarme - Image d'illustration - AFP

La justice estime que la victime a été confondue avec un autre homme, visé par un règlement de comptes.

Jean Livrelli, retraité corse de 67 ans, était dans son village de Bastelica considéré comme un monsieur Tout-le-monde. Ancien garagiste et concessionnaire de la marque japonais Mitsubishi à Ajaccio, Le Parisien le décrit comme amateur de pétanque et de chasse. Et jeudi matin dernier, c’est d’ailleurs des amis amateurs de vénerie que le sexagénaire allait rejoindre pour une battue au sanglier. Il était alors aux alentours de 6h30 du matin.

Au volant de son 4x4 noir, Jean quitte le village de Corse-du-Sud et, au moment où l’asphalte disparaît peu à peu pour laisser place à un chemin forestier, le conducteur est touché au niveau du thorax par un tir mortel de chevrotine. Depuis, le doute subsiste. Dans son entourage, personne ne connaissait d’ennemi mortel à la victime et un accident de chasse a été rapidement exclu par les enquêteurs.

La vérité est bien plus surprenante. Toujours selon Le Parisien, l’hypothèse suivie par le parquet d’Ajaccio et la section de recherches de la gendarmerie est la suivante: Jean Livrelli s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. En fait, ce dernier circulait dans une voiture identique, de modèle et de couleur, a celle d’un ponte du grand banditisme local, qui lui aurait du être pris pour cible ce matin-là dans le cadre d’un règlement de comptes.

"Je n'ai jamais fait de mal à personne"

Mais les pistes restent ténues. Arrivé sur les lieux de la fusillade quelques minutes plus tard, un membre de sa famille a tout juste eu le temps de recueillir ses dernières paroles: "Je n’ai jamais fait de mal à personne." Arrivés plus tard, les pompiers ne peuvent que constater sa mort.

Au village, quelques témoins font bien état d’une Renault Scénic passée en trombe quelques minutes après les tirs, mais sans aucun relevé d’immatriculation. Le véhicule est retrouvé moins d’une heure plus tard, carbonisé, avec à son bord deux armes qui pourraient être celles du crime.

L’enquête se poursuit. Corse-Matin souligne que cette dernière est entachée d’une lutte intestine entre policiers et gendarmes, qui revendiquent toutes deux la primeur de l’investigation. Une autopsie devrait être pratiquée ce lundi afin de comprendre les circonstances de ce drame.

Hugo Septier