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Un agresseur sexuel reconnu grâce à son grain de beauté

Les agressions ont eu lieu à l’île de loisirs d’Étampes (Essonne).

Les agressions ont eu lieu à l’île de loisirs d’Étampes (Essonne). - Google Street View

Les jeunes victimes ont pu reconnaître leur agresseur grâce à un détail physique particulier: un grain de beauté. Le suspect, un homme de 44 ans, a été condamné mercredi soir par le tribunal d’Évry.

C’est une particularité que les deux adolescentes de 11 et 15 ans n’ont pas oubliée et qui a permis de retrouver l’individu suspecté de les avoir sexuellement agressé. Il s’agit d’un homme de 44 ans que les enquêteurs ont pu retrouver grâce aux témoignages des jeunes filles. Il a été condamné mercredi par tribunal d’Évry pour avoir agressé sexuellement les deux jeunes adolescentes, le 1er juin 2017, à l’île de loisirs d’Étampes (Essonne).

Comme le relate Le Parisien, ce jour-là, plus d’une centaine d’élèves du collège Hubert-Robert de Méréville sont en sortie scolaire à l’île de loisirs. Cet endroit est aussi prisé du quadragénaire, accro à l’alcool et au cannabis, qui se pose souvent sur un banc pour siroter une bière.

Il attend qu’elles soient seules pour les agresser

Les adolescents s’éparpillent, quittent parfois à se retrouver isolés. Alors que l’une des deux victimes, âgée de 11 ans, s’avance sur un pont, elle remarque qu’un homme s’approche d’elle. Il en vient à se coller à elle puis se frotter de longues secondes.

Plus tard, l’homme repère une jeune fille de 15 ans qui s’éloignent des jeux gonflables pour se rendre aux toilettes. Le prédateur en profite pour s’approcher d’elle et lui pincer la poitrine, avant de s’enfuir. L’adolescente a hurlé sur le moment puis a rejoint ses camarades pour prévenir un encadrant.

Alertés, les policiers font des rondes dans le parc pour retrouver l’agresseur mais l’homme a quitté les lieux. Quelques jours plus tard, les forces de l’ordre mettent en place une surveillance qui s’avère être concluante. Un détail physique caractéristique, communiqué par les victimes, permet aux policiers de le reconnaître. L’agresseur sexuel présumé a été trahi par son grain de beauté à la pommette gauche.

Huit mois avec sursis

Placé en garde à vue, le quadragénaire a reconnu les faits et a expliqué qu’il a agi ainsi parce qu’il trouvait les jeunes filles "mignonnes" et qu’il était fortement alcoolisé.

Pourtant, à la barre du tribunal d’Évry mercredi, l’homme revient sur ses premiers aveux. "Je voulais seulement sortir du commissariat le plus vite possible, car j’ai un traitement à prendre, j’ai dit ce que les policiers voulaient entendre, c’est tout", assure-t-il.

H.M.