BFMTV

Trois mois après son hospitalisation, Isabelle Balkany se confie à BFMTV: "Je voulais venir au procès"

Isabelle Balkany assure aller "bien", trois mois après la fin de son hospitalisation pour une tentative de suicide. Elle s'exprime pour la première fois sur son état d'esprit, ce mardi après-midi, sur BFMTV.

Trois mois après la fin de son hospitalisation pour une tentative de suicide, Isabelle Balkany s'exprime pour la première fois sur son état d'esprit depuis sa sortie de l'hôpital, ce mardi après-midi, sur notre antenne. La première adjointe au maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) est sur le pont depuis le week-end dernier pour gérer les conséquences d’un incendie qui a ravagé près de 4500 m2 en centre-ville, dans la halle du marché Henri Barbusse, en pleine nuit.

Dimanche, à 5 heures du matin, elle et son mari Patrick Balkany, maire de la ville, sont venus constater l’ampleur des dégâts alors que les flammes venaient à peine d’être éteintes, sans faire de victime, comme elle l’a raconté sur Twitter.

Un retour aux affaires de la ville, à quelques mois des municipales, après une absence remarquée, notamment durant son procès pour lequel elle était jugée avec son mari pour des soupçons de fraude fiscale. Au terme de quatre semaines d'audience, le parquet national financier avait requis 7 ans de prison ferme et 10 ans d'inéligibilité contre Patrick Balkany ainsi que 4 ans de prison avec sursis et 500.000 euros d'amende contre Isabelle Balkany. Le délibéré est attendu au mois de septembre.

"Je voulais absolument venir mais les médecins me l'ont interdit. Je n'avais plus de mobilité autonome, je ne pouvais pas marcher, pas me tenir debout sans une aide, parce que j'ai eu des problèmes neurologiques très importants. C'est la raison pour laquelle on m'a formellement interdit de venir", a indiqué Isabelle Balkany sur notre antenne.

"Les Levalloisiens m'ont sauvée"

La première adjointe au maire de Levallois-Perret a également donné des nouvelles de son état de santé, affirmant aller "bien" et avoir été "bien soignée", même si elle a "encore quelques petits problèmes neurologiques à régler" et qu'elle a "perdu un peu de poids". 

"Vous savez il y a eu beaucoup de noms, il y a le terme burn-out... Ça arrive malheureusement à beaucoup de gens, je l'ai constaté souvent dans ma ville, mais je dois dire que les Levalloisiens m'ont sauvée. Ils m'ont sauvée par leur affection et leur soutien. (...) Les réseaux sociaux peuvent être la poubelle du monde, un ramassis de haine, c'est ce qui m'a, à un moment donné, beaucoup fait souffrir, mais ça peut être aussi des gens chaleureux, affectueux... Et en ce qui concerne les Levalloisiens, c'est le cas", a-t-elle souligné

Isabelle Balkany a assuré essayer "de [se] blinder et ne voir que le côté positif des choses". "Mon père me disait 'il faut regarder devant', j'écoute mon père pour une fois", a-t-elle conclu avec un sourire.

Alexandra Gonzalez avec Clément Boutin