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Trois interpellations en lien avec le groupe terroriste AZF

Info BFMTV - En 2004, le groupe exigeait de la SNCF une rançon pour ne pas faire dérailler des trains.

Selon nos informations, trois personnes ont été interpellées ce mardi matin dans l'affaire AZF, du nom d'un groupe qui avait émis plusieurs menaces d'attentats contre le réseau ferroviaire français au début des années 2000, en échange de rançons. 

Une femme a été interpellée ce mardi en Seine-et-Marne et deux hommes ont été arrêtés dans le Loiret et dans l'Yonne. Selon une source proche de l'enquête, les interpellations ont été effectuées par la sous-direction anti-terroriste (SDAT) sur commission rogatoire d'un juge d'instruction, à la suite de faits commis en 2003 et 2004. 

Une information judiciaire avait été ouverte le 18 février 2004 pour les chefs d'association de malfaiteurs terroriste, menaces de destruction sous conditions en relation avec une entreprise terroriste et infraction à la législation sur les explosifs. 

Le groupe s'était évaporé dans la nature il y a près de 14 ans, après avoir fait courir pendant plusieurs mois les services de police, jusqu'au sommet de l'Etat. Tout avait commencé en décembre 2003 avec des lettres de menaces adressées à l'Elysée, dans lesquelles AZF se décrivait comme "un groupe de pression à caractère terroriste". 

Quelques semaines plus tard, le groupe menaçait de faire exploser dix bombes déposées sur le réseau ferroviaire français. En échange, il demandait une rançon de quatre millions de dollars et un million d'euros.

Une bombe retrouvée selon les indications d'AZF 

La police avait tenté de remettre l'argent, sans parvenir à trouver la cache indiquée par AZF. Sur les indications des terroristes, une première bombe artisanale avait bien été retrouvée près de Limoges. L'affaire avait aussi été marquée par les communications entre le groupe et la police, dont certaines missives étaient échangées dans les petites annonces de Libération, sous les pseudonymes de "Suzy" et "Mon gros loup".

Une deuxième bombe avait été retrouvée près de Limoges et de Troyes, bien que le lien avec le groupe n'ait pas été confirmé pour cette dernière. La SNCF avait fait inspecter 32 500 km de voies ferrées en tout. AZF avait finalement annoncé en mars 2004 la "suspension de son action", "durant le temps nécessaire pour remédier (à) ses faiblesses technologiques, logistiques et autres". 

Des traces d'ADN avaient été retrouvées sur les bombes artisanales découvertes, qui pourront être comparées à celui des personnes interpellées ce mardi. 

L.A., avec le service police-justice de BFMTV