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Trappes: une marche blanche en hommage à Moussa

Un rassemblement en hommage à Moussa a réuni plusieurs centaines de personnes dimanche à Trappes.

Un rassemblement en hommage à Moussa a réuni plusieurs centaines de personnes dimanche à Trappes. - Kenzo Tribouillard - AFP

Un rassemblement va avoir lieu ce lundi pour honorer la mémoire de Moussa, cet adolescent de 14 ans mort vendredi, abattu d'une balle perdue dans l'abdomen. Décrit comme un collégien sans histoire, la victime se serait retrouvée au milieu d'un règlement de comptes.

Que ce soit pour rendre hommage à Moussa ou dire non à la violence, de nombreux habitants de Trappes, dans les Yvelines, ont l'intention de participer, lundi soir, à la marche blanche dans les rues de la ville. Touché par une balle perdue à l'abdomen, le collégien est mort vendredi après-midi alors qu'il se tenait en bas d'un immeuble devant le square Albert-Camus, où se terminera le rassemblement de ce jour.

Plus de 1.000 personnes ont déjà annoncé qu'ils participeraient à cette marche blanche pour que ce drame ne reste pas inaperçu. "Cela aurait pu être moi, c'est inquiétant et c'est triste", confie à BFMTV un jeune garçon. "C'est important, assure de son côté une jeune habitante de Trappes. Pour Moussa parce qu'à 14 ans, il fait rien de mal, il n'avait pas le droit de partir comme ça."

Guerre de territoire

De l'avis de tous, son entourage, ses amis, ses professeurs, Moussa était un garçon sans histoire. Décrit comme quelqu'un de souriant, l'adolescent de 14 ans était inconnu des services de police. "C'était quelqu'un en or", confient sur RMC, Meriem et Moziah, deux de ses camarades de classe. Licencié au club de foot local, le jeune Moussa siégeait également au conseil municipal des jeunes à Trappes. Bon élève, l'adolescent rentrait d'un voyage de préparation au brevet des collèges en Auvergne. 

La colère des habitants de la ville est d'autant plus grande que la tension est palpable depuis des mois. Il y a quinze jours déjà, une première fusillade avait eu lieu au même endroit, cette fois-ci, sans faire de victime. A l'origine de cette situation, un affrontement entre bandes rivales sur fond de guerre de territoire.

"Demain ça peut être une autre famille"

Afin que la situation ne s'envenime pas un peu plus, le père de Douada, un autre jeune blessé lors de la fusillade de vendredi, a lancé un appel au calme. "Il ne faut pas avoir un esprit de vengeance qui ne servirait absolument à rien", insiste ce père de famille. Selon le témoignage de son fils, douze coups de feu ont été tirés.

Dimanche, plusieurs centaines de personnes se sont réunies devant l'Espace Jeunesse de la ville, que Moussa avait l'habitude de fréquenter. Le père de Douada rappelle l'importance de cette mobilisation car "demain ça peut être une autre famille". "Il faut que les parents soient solidaires entre eux pour sensibiliser nos enfants, rappelle-t-il. Tuer une personne c'est quelque chose qui fait très mal."

J.C. avec Rim Bey