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Police-Justice

Tireur de Paris: l'ADN retrouvé est exploitable, mais pas fiché

Le suspect pointe son arme dans le hall de l'immeuble de BFMTV, vendredi 15 novembre peu avant 7 heures du matin.

Le suspect pointe son arme dans le hall de l'immeuble de BFMTV, vendredi 15 novembre peu avant 7 heures du matin. - -

Les différentes attaques contre Libération et la Société générale seraient bien le fait d'un seul homme.

Les analyses de traces ADN laissées par le tireur de Paris, à la fois sur les douilles retrouvées à BFMTV, au journal Libération, à La Défense et sur la portière de l'automobiliste pris en otage, n'ont rien donné. Le parquet de Paris a précisé que l'ADN était exploitable, mais aucune correspondance n'a pu être établie avec le Fichier national automatisé des empreintes génétiques.

Ces précisions sont données alors que le le procureur de Nanterre, Robert Gelli a confirmé la piste d'un auteur unique ce mercredi, au vu des résultats des analyses ADN effectuées par les services enquêtant sur les fusillades.

"L'ADN mis en évidence sur les douilles libérées à "Libération" et à la Société générale, ainsi que sur la portière passager du véhicule de l'otage, est le même. L'hypothèse d'un auteur unique est donc confirmée", selon le procureur, qui se dessaisit du volet de l'affaire sous sa compétence au profit du parquet de Paris.

La traque continue

La police recherchait toujours activement mercredi le tireur, comptant pour l'identifier sur la diffusion la veille d'une nouvelle photo, mais aussi sur les analyses d'ADN et les centaines de réponses à l'appel à témoins lancé la veille.

La brigade criminelle de la police judiciaire avait déjà reçu et pris en compte mardi soir 692 appels, ayant fourni 273 renseignements alors "en cours d'exploitation", selon la PJ parisienne. Trois personnes, selon la même source, ont été conduites dans des commissariats pour des "vérifications complémentaires". Mais aucun de ces contrôles n'a donné lieu à une garde à vue.

Le suspect âgé de 35 à 45 ans, de type européen, est soupçonné d'être aussi l'auteur d'une agression vendredi au siège de BFMTV.

Lundi, armé d'un fusil à crosse et canon sciés, il avait enchaîné l'attaque à Libération, blessant grièvement un assistant photographe, puis les tirs à La Défense qui n'ont pas fait de blessé. Dans la foulée, un automobiliste a affirmé à la police qu'un "individu armé l'avait pris en otage" pendant près de 20 minutes, le contraignant à le déposer aux Champs-Elysées.

A.D. et D. N. avec AFP