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Thalys: quelles sont les conditions de détention d'Ayoub El Khazzani?

Le suspect principal dans l'attaque du Thalys a été placé en détention préventive à Bois-d'Arcy, dans les Yvelines. Il est détenu à l'isolement et ne croise aucun autre détenu.

Ayoub el Khazzani dort en prison depuis la fin de sa garde à vue, mardi dernier. L'homme, mis en examen pour tentatives d'assassinat à caractère terroriste, a été placé en détention préventive à la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy, dans les Yvelines, en attendant la fin de l'enquête sur l'attaque du Thalys, qui a fait trois blessés vendredi.

Le jeune homme de 25 ans est isolé au quatrième et dernier étage de cette prison, au milieu d'une vingtaine de cellules où d'autres détenus sont aussi à l'isolement. Ayoub El Khazzani a interdiction de leur parler, notamment pour éviter toute propagande islamiste.

Pas de menottes mais une surveillance extrême

"Dans une maison d'arrêt comme Bois-d'Arcy, ça va être un peu l'attraction, les détenus vont savoir tôt ou tard qu'il est là, et ça va faire une émulsion", craint Philippe Campagne, délégué CNP-FO. Du coup, quand Ayoub El Khazzani sort de sa cellule, les autres détenus restent enfermés. Il ne croise que le personnel pénitentiaire, qui surveille tous ses faits et gestes. 

"Quand il se déplace, il a avec lui trois agents de l'administration pénitentiaire, deux agents plus un surveillant chef, qui sont en permanence à ses côtés. L'essentiel est d'éviter qu'il ne puisse communiquer avec quelqu'un", détaille Dominique Rizet, consultant sur les questions de justice pour BFMTV.

Placé à l'isolement

La journée commence à 7h30 pour le jeune homme avec le petit-déjeuner en cellule. Ayoub El Khazzani a ensuite le droit à une promenade seul dans la cour aérienne, et peut demander la permission de se rendre dans la journée à la bibliothèque, ou dans la salle de sport.

Car malgré les soupçons qui pèsent sur lui, Ayoub El Khazzani est présumé innocent aux yeux de la justice, et garde les mêmes droits que les autres détenus: lorsqu'il sort de sa cellule, le jeune Marocain n'est pas menotté, n'a pas d'entrave aux pieds, et ne porte pas d'uniforme carcéral. 

A. G. avec J. Van Aelst et F. Simoes