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Thalys: le père d'Ayoub el Khazzani incrédule après l'attaque

Ayoub el Khazzani est suspecté d'avoir voulu commettre un attentat dans le train Thalys reliant Paris à Amsterdam vendredi.

Ayoub el Khazzani est suspecté d'avoir voulu commettre un attentat dans le train Thalys reliant Paris à Amsterdam vendredi. - AFP

Le père du suspect, interpellé après l'attaque du Thalys vendredi, s'interroge dans la presse britannique sur le passage à l'acte de son fils. Il évoque un garçon "bosseur" qui ne parlait jamais de politique.

Mohammed el Khazzani est incrédule après l'arrestation de son fils Ayoub vendredi. Il explique au Telegraph que son fils, soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat à bord du train Thalys était "un bon garçon". "Je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête", confie Mohammed el Khazzani, qui n'a plus été en contact avec son fils depuis plus d'un an.

Entre des sanglots, le père du jeune homme de 26 ans a rapporté au journal britannique qu'Ayoub "ne parlait jamais politique, seulement de football et de pêche". 

Embauché puis licencié en France

Si Ayoub a été arrêté plusieurs fois en Espagne pour trafic de drogue, son père explique qu'il avait très peu de drogue en sa possession. Le père du suspect met en cause le licenciement de son fils comme l'un des facteurs pour expliquer sa transformation.

Il y a un an et demi, son fils et six autres jeunes Marocains et Algériens avait été embauchés pour six mois dans une entreprise de télécommunication en France. "Après un mois seulement, ils ont été mis à la porte. Donc il s'est retrouvé en France, pas en Espagne. Que devait-il faire ? Comment était-il censé se nourrir ?". Après avoir perdu son travail, Mohammed el Khazzani estime que son fils s'est sans doute rendu en Belgique. 

La thèse du braquage du train peu probable

Depuis le début de sa garde à vue, le suspect assure qu'il n'avait pas d'intention terroriste, qu'il cherchait seulement à braquer le train. Une version à laquelle son père a du mal à croire. "Braquer un train? Tout ça est très étrange", commente-t-il.

C. B