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Un cousin du jihadiste Rachid Kassim mis en examen et écroué

Palais de justice de Paris. (Photo d'illustration)

Palais de justice de Paris. (Photo d'illustration) - AFP

Un autre de ses cousins a été mis en examen et remis en liberté sous contrôle judiciaire. Les enquêteurs cherchent notamment à établir si ces proches sont susceptibles de l'avoir aidé dans son départ pour la Syrie.

Un cousin du jihadiste Rachid Kassim a été mis en examen et écroué dans le cadre de l'enquête sur le départ pour la Syrie de cette figure française de Daesh, a appris ce samedi l'AFP de source judiciaire.

Cet homme de 30 ans, interpellé mardi dans la banlieue de Dijon (Côte-d'Or) à la demande du juge d'instruction parisien, a été mis en examen vendredi soir pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", selon cette source. Cette qualification, passible de 30 ans de réclusion, relève de la cour d'assises.

Deux autres proches interpellés

Un autre cousin de Rachid Kassim, âgé de 25 ans, a lui été mis en examen vendredi dans ce dossier pour "association de malfaiteurs terroriste délictuelle" et remis en liberté sous contrôle judiciaire, selon cette source. Il avait été interpellé mardi à Roanne (Loire) avec le frère de 17 ans de Rachid Kassim, qui a été remis en liberté à l'issue de sa garde à vue vendredi, sans faire l'objet de poursuites à ce stade.

Selon une source proche du dossier interrogée mercredi, ces interpellations visaient "à préciser la nature des relations qu'ils ont pu entretenir avec Kassim avant et après son départ" pour la zone de combats jihadistes en Syrie et en Irak. Les enquêteurs cherchent également à se renseigner sur son mode de fonctionnement et sur une éventuelle aide qu'il a pu recevoir.

Soupçonné d'avoir téléguidé des attaques

Considéré comme l'un des propagandistes francophones les plus dangereux de Daesh, Rachid Kassim a vraisemblablement été tué courant février 2017 dans un bombardement de la coalition anti-EI près de Mossoul, en Irak, selon des sources américaines et françaises.

Le nom de ce Français d'origine algérienne est apparu dans plusieurs dossiers terroristes en France. Il est soupçonné d'avoir téléguidé des attaques depuis la zone irako-syrienne: il était notamment en contact, via la messagerie cryptée Telegram, avec Larossi Abballa, le tueur d'un policier et de sa compagne dans leur pavillon de Magnanville (Yvelines) en juin 2016.

Il a également échangé, de la même manière, avec le commando de femmes soupçonné d'avoir organisé un attentat à la voiture piégée près de la cathédrale Notre-Dame à Paris. Son père, Mohamed Kassim, avait été condamné en mars 2017 à six mois de prison avec sursis pour des menaces contre un policier et le maire de Roanne. Les menaces avaient été proférées dans des courriers confus envoyés au quotidien régional Le Progrès, ainsi qu'à l'élu Yves Nicolin.

P.L avec AFP