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Saint-Etienne-du-Rouvray: un des terroristes inhumé en banlieue parisienne

Le carré musulman du cimetière de Thiais, en octobre 2012 (photo d'illustration)

Le carré musulman du cimetière de Thiais, en octobre 2012 (photo d'illustration) - KENZO TRIBOUILLARD / AFP

L'un des assassins du père Jacques Hamel a été inhumé vendredi en banlieue parisienne, dans un cimetière où sa famille possède une concession. Le lieu d'inhumation des auteurs d'actes terroristes demeure une question sensible.

Adel Kermiche, l'un des deux assassins du père Jacques Hamel fin juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, a été inhumé vendredi soir en banlieue parisienne, où sa famille possède une concession, a confirmé la communauté d'agglomération. Le jeune de 19 ans a été enterré en toute discrétion dans le carré musulman du cimetière intercommunal de Puiseux-Pontoise (Val-d'Oise), vers 21 heures. La tombe d'Adel Kermiche est anonyme, précise Le Parisien

"Il y a un droit à l'inhumation"

"Nous n'avons fait qu'appliquer strictement la loi, d'une part parce qu'il y a une sépulture de famille dans ce cimetière et d'autre part parce que, selon le code général des collectivités locales, il y a un droit à l'inhumation et ce, quelles que soient les circonstances qui ont accompagné la mort du défunt", a expliqué une source au sein de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise. 

Déjà de nombreux refus

Le lieu d'inhumation des auteurs d'actes terroristes est une question sensible. Les communes concernées refusent souvent d'en endosser la responsabilité et craignent que la tombe ne devienne un lieu de pèlerinage.

La mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray avait refusé d'inhumer les deux terroristes, tout comme les villes de Montluçon et Saint-Dié qui ne souhaitaient pas enterrer Abdel Malik Petitjean. Dans le cas d'Adel Kermiche, la communauté musulmane de la banlieue de Rouen, où il vivait, avait elle aussi refusé, pour ne pas "salir l'islam". 

M.L. avec AFP