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Après Montluçon, Saint-Dié refuse d'enterrer Abdel Malik Petitjean

Le clocher de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, le 26 juillet 2016.

Le clocher de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, le 26 juillet 2016. - Charly Triballeau - AFP

Après celui de Montluçon, le maire de Saint-Dié, dans les Vosges, a assuré mardi matin qu'il refuserait d'inhumer Abdel Malik Petitjean dans sa commune. Mais la famille de ce dernier n'a encore fait aucune demande.

Même s'il n'a pas "encore été contacté par la famille", le maire de Saint-Dié-des-Vosges prend les devants. "La Ville ne souhaite pas inhumer l'un des terroristes de Saint-Etienne-du-Rouvray", a indiqué David Valence sur France Bleu Sud Lorraine, ce mardi. 

Le maire, élu sur une liste d'union de la droite, rejoint ainsi celui de Montluçon qui a refusé l'inhumation d'Abdel Malik Petitjean. Le tueur de Saint-Etienne-du-Rouvray était né à Saint-Dié en 1996 et avait vécu à Montluçon avec sa mère.

Des conditions strictes

Le maire de cette ville de l'Allier avait refusé l'inhumation, lui aussi par précaution, puisque la mère d'Abdel Malik Petitjean avait pris des renseignements sur la procédure, sans faire de demande officielle. Il affirmait que le jeune homme ne respectait pas un des quatre points pour être inhumé dans une commune: 

"Etre décédé dans cette commune, y résider, y posséder un caveau familial ou être inscrit sur les listes électorales. Aucun des quatre points n'est établi". 

David Valence a évoqué quant à lui sur France Bleu, la volonté d'éviter un "phénomène de culte néfaste à leur mémoire". 

L'inhumation du deuxième terroriste de Saint-Etienne-du-Rouvray, Adel Kermiche, est elle aussi en suspens. 

M.L.