BFMTV

Procès des attentats de janvier 2015: Hollande estime que les terroristes ont "perdu"

Le président François Hollande arrive devant les locaux de Charlie Hebdo après une attaque meurtrière contre le journal satirique, le 7 janvier 2015 à Paris

Le président François Hollande arrive devant les locaux de Charlie Hebdo après une attaque meurtrière contre le journal satirique, le 7 janvier 2015 à Paris - KENZO TRIBOUILLARD © 2019 AFP

Le président de la République a réagi avant l'ouverture du procès très symbolique des attentats jihadistes de janvier 2015, qui doit s'ouvrir ce mercredi.

Avant l'ouverture mercredi du procès des attentats jihadistes de janvier 2015, François Hollande, qui était alors président, a estimé ce dimanche que les terroristes avaient "perdu" dans leur volonté de "diviser les Français".

"J'ai eu peur que la société elle-même se disloque, parce que c'était là l'intention des terroristes: diviser les Français, stigmatiser les musulmans, faire en sorte que nous ayons l'esprit de haine qui finalement est celui qui les anime", a confié l'ex-chef de l'État socialiste sur France 2.

Selon lui, les terroristes "ont perdu". "Ils ont perdu parce que la réaction du peuple français (...) ça a été admirable", a-t-il ajouté, rappelant la manifestation du 11 janvier 2015 qui avait rassemblé plus de 4 millions de Français.

"La France, c'est ça que les Français ont compris, c'est le pays de la liberté et dans cette manifestation du 11 janvier il y avait à la fois la liberté d'expression, celle de Charlie, il y avait aussi la police qui était saluée, applaudie (...) et aussi il y avait la stigmatisation de la haine, celle de l'antisémitisme".

"Une période de grande insécurité"

François Hollande a ensuite expliqué l'actuelle montée des violences à l'encontre des forces de l'ordre par "une utilisation des forces de l'ordre qui n'a pas été forcément à la hauteur de ce qui était souhaité, y compris dans les manifestations", notamment celles des "gilets jaunes".

"Il y a aussi une violence dans la société", a-t-il ajouté, soulignant que "nous sommes dans une période de grande insécurité et nous avons besoin de la police et de la gendarmerie".

Interrogé sur l'emploi du terme "ensauvagement" par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, l'ancien chef de l'État a estimé que "ce n'est pas en prononçant des mots qui sont souvent fracassants qu'on règle le problème, c'est en mettant plus de policiers, en faisant en sorte que la justice intervienne plus rapidement, plus fermement dans certaines circonstances, et que l'on puisse lutter contre tous les trafics".

M.D. avec AFP