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Magnanville: Abballa a affirmé au RAID qu'il connaissait ses victimes

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Jessica Schneider et Baptiste Salvaing n'ont peut-être pas été choisis "au hasard". Les deux policiers, assassinés à leur domicile par Larossi Abballa lundi soir, connaissaient-ils leur meurtrier? C'est en tout cas ce qu'a laissé entendre ce dernier lors de la négociation avec le RAID, alors qu'il retenait en otage l'enfant du couple, selon une informaiton révélée par Libération.

"Je viens chez lui"

Alors que l'unité d'élite de la police tentait de raisonner le jeune homme et de sauver le garçon du couple, Larossi Abballa a prononcé une phrase qui pourrait donner un nouvel éclairage à son acte.

"Il était venu chez moi, maintenant c'est moi qui viens chez lui!"

Depuis le début de l'enquête, les policiers se demandent en effet si Jessica Schneider et Baptiste Salvaing sont des victimes choisies par hasard, ou si Larossi Abballa, en plus d'accomplir son acte au nom du jihad, nourrissait une rancoeur personnelle contre les deux policiers.

Cette phrase, prononcée par Abballa avant d'être abattu par le RAID, pourrait orienter l'enquête sur cette piste. Même si pour l'instant, rien ne laisse penser que le policier et son bourreau aient pu se croiser avant le 13 juin.