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Deux Marocains expulsés de France en août préparaient des attentats à Metz

Deux Marocains expulsés de France préparaient des attentats à Metz (photo d'illustration).

Deux Marocains expulsés de France préparaient des attentats à Metz (photo d'illustration). - CC/TCY

D'après le journal marocain Assabah, deux Marocains radicalisés et expulsés de France fin août s'apprêtaient à commettre des attentats contre plusieurs lieux de la ville de Metz, dans l'est de la France. Ils ciblaient notamment un restaurant du centre-ville et une boîte de nuit fréquentée par une clientèle homosexuelle.

Le journal marocain arabophone Assabah rapporte ce samedi que deux citoyens marocains, expulsés le 26 août dernier de France à la demande du Maroc, étaient sur le point de commettre une série d'attentats à Metz. Le journal, qui ne précise pas la source de cette information, présente les deux hommes radicalisés comme des partisans de Daesh, à qui l'organisation terroriste aurait promis de fournir les moyens nécessaires pour commettre ces attaques.

D'après le journal, ils prévoyaient des "attentats d'envergure", selon plusieurs modes opératoires, déjà mis en pratique à Paris, Nice ou Orlando, en Floride. "Les investigations des services de sécurité marocains ont révélé qu'ils voulaient frapper la place de la République, en plein coeur de Metz", précise le quotidien.

Prévus pour "la dernière semaine des vacances"

Les deux deux hommes prévoyaient des attaques à l'arme à feu comme celles de novembre 2015 à Paris, où 130 personnes sont mortes, mais aussi l'utilisation de véhicules bélier pour foncer dans la foule, comme à Nice le 14 juillet, où 86 personnes ont été tuées. Parmi les cibles évoquées par le journal, un restaurant du centre-ville de Metz, ainsi qu'une boîte de nuit fréquentée par des homosexuels, comme l'attaque d'Orlando, qui avait fait 50 morts au mois de juin, dans le sud des Etats-Unis.

D'après Assabah, ils voulaient mettre leur plan à exécution "la dernière semaine des vacances d'été". Mais entre temps, ils ont été expulsés "à la demande des autorités marocaines", de la France vers le Maroc, en raison de la "menace grave pour l'ordre public" qu'ils représentaient, comme l'avait annoncé Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur.

C.V. avec AFP