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Charlie Hebdo: une attaque parfaitement préparée

Les assaillants font face à la police à la sortie des locaux de Charlie Hebdo.

Les assaillants font face à la police à la sortie des locaux de Charlie Hebdo. - Anne Gelbart -AFP

Fusils d’assaut, gilets pare-balles, plan de fuite : l’attentat contre le siège de Charlie Hebdo qui a fait au moins douze morts ce mercredi matin à Paris n’avait rien d’une attaque improvisée, selon Dominique Rizet de BFMTV.

Les auteurs de l’attentat contre les locaux de Charlie Hebdo étaient parfaitement préparés, d’après Dominique Rizet, consultant Police-Justice de BFMTV.

"Ce sont des professionnels, des gens qui savent utiliser leurs armes, des gens qui se sont préparés. Ils ont des cagoules pour qu’on ne les reconnaisse pas, ils ont des tenues noires, des gilets tactiques dans lesquels on met des chargeurs de mission, ils ont reconnu les lieux. Au lieu de se faire canarder par la police, ils vont lui tirer dessus et même prendre le temps d’aller achever un policier avant de revenir vers leur voiture."

"Un acte commis de sang-froid"

Un scénario qui ne laisse planer aucun doute sur la nature de cette attaque et les intentions de ses auteurs. "Ils ont forcément pensé à leur fuite. Ils n’avaient pas l’intention d’y rester. On aurait pu s’attendre à un attentat suicide, avec des hommes qui se seraient fait sauter ou qui auraient attendu la police et qui seraient morts en martyr. Là, pas du tout : ils viennent, ils commettent leur action et comme des militaires qui se sont préparés, ils ont prévu leur repli. Ils sont toujours en vie, ils se sont enfuis: ça n’est pas un acte désespéré, c’est un acte commis de sang-froid et vraiment bien pensé."

La liste des victimes, sur laquelle figurent les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski et Tignous vient appuyer la thèse de l’attentat ciblé. L'heure de l'attaque ne relève pas non plus du hasard : les assaillants ont choisi de frapper à un moment clé, en pleine conférence de rédaction.

Le journal satirique se retrouve aujourd’hui orphelin de ses plus grandes signatures : comme le crie l’un des auteurs présumés de l’attaque sur une vidéo amateur, "On a tué Charlie Hebdo !".

François de la Taille