BFMTV

Stains: les cinq policiers "ripoux" de la BAC mis en examen

L'avocat de l'un des policiers, Daniel Merchat, appelel à la "prudence" dans cette affaire

L'avocat de l'un des policiers, Daniel Merchat, appelel à la "prudence" dans cette affaire - BFMTV

Ces policiers sont soupçonnés d'avoir participé à un trafic de stupéfiants et volé des dealers. Sur les six fonctionnaires interpellés, cinq d'entre eux ont été mis en examen et l'un d'eux écroué vendredi soir.

Interpellés lundi dans le cadre d’une instruction ouverte en mai 2014 notamment pour associations de malfaiteurs, cinq policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) de Stains ont été déférés vendredi devant un juge en vue de leur possible mise en examen, selon nos informations.

Vendredi soir, le parquet a annoncé la mise en examen des cinq fonctionnaires. L'un d'entre eux a été écroué. Ce policier a été mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de se livrer au trafic de stupéfiants" . Les quatre autres pour "faux" et "vol et ont été placés sous contrôle judiciaire.

Soupçonnés de revendre de la drogue volée

Lundi, ces cinq policiers, dont deux gradés, avaient été placés en garde à vue. Ils sont notamment soupçonnés d'avoir racketté des dealers, et d'avoir participé à des trafics de stupéfiants.

Ces policiers de cette commune déshéritée du nord de Paris sont soupçonnés d'avoir "ciblé des personnes" se livrant au trafic de drogue pour les voler et revendre la marchandise, et également de s'être livrés à des "perquisitions à la mexicaine", expression pour désigner des perquisitions qui n'avaient jamais été ordonnées par la justice.

"Tout ça s'est dégonflé"

L'avocat de l'un des policiers, Daniel Merchat, a appelé vendredi à la "prudence" dans cette affaire. "Lundi j'avais l'impression qu'on était dans une affaire extrêmement grave et au fur et à mesure des quatre jours de garde à vue tout ça s'est dégonflé", a-t-il déclaré à BFMTV.

Selon lui, les accusations à l'encontre des policiers s'appuient sur "un témoignage sous X et des témoignages de délinquants notoires". "Les investigations conduites par l'IGPN devront permettre de relativiser ces imputations", estime-t-il. D'après une source proche de l'affaire, ces agents "étaient en poste depuis 10 ou 15 ans".

"Jusque-là, ils n'avaient jamais fait parler d'eux. Ils avaient même ramené de belles affaires", ajoute cette source, évoquant la présence de deux gradés: un brigadier et une major de police.

C. P. avec Sarah-Lou Cohen